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Histoire de narcose (Qui finit bien)

dimanche 26 mai 2013, par administrateur.
Mis à jour le dimanche 26 mai 2013

  • Lieu : le tombant de Chatillon.
  • Epoque : au printemps.
  • Avec qui : mon binôme de choc.

Samedi après-midi, 14 h 30, débarquement de l’équipe sur le parking de Chatillon, préparation du matériel et essais, tout va bien. c’est parti, on se met à l’eau et c’est parti pour la séance de palmage pour contourner la pointe et rejoindre le point d’immersion situé au bout de la falaise du coté de Conjux. On s’immerge, la descente commence, les surplombs sont atteints dès 28 mètres, nous les suivons pour rejoindre le fond à 55 m.. Nous voilà au bas du tombant, nous sommes bien, 60 m, 10 minutes s’écoulent et d’un coup mon détendeur ne me donne plus d’air ou si peu (je sais que les poseïdons sont durs mais à ce point, j’ai quand même un doute), contrôle du mano 130 b. Passage sur le secours, pas de panique, ce n’est pas encore une catastrophe. Effectivement tout va bien. Signe à mon coéquipier, j’ai un problème en lui montrant mon détendeur. Réponse, tout va bien y a pas de lézard et le pire c’est qu’il a réussi à me convaincre, j’oublie mon problème et la plongée continue, sans même entamer la remontée. Les 100 bars sont atteints, l’atterrissage commence,on se rapproche de la surface, on fait les paliers bien comme il faut (et on en avait un paquet). Surface et là on s’explique :

  • t’as vu, je suis tombé en panne de détendeur.
  • ah bon, pourquoi tu ne me l’as pas dit ? (). (c’est pas possible, devait être aussi shooté que moi).
  • j’te l’ai bien dit même que tu m’as dit que tout allait bien.
  • ben, j’avais pas compris (?) (la preuve), attend je regarde ton bloc…. Tu sais, t’aurais eu aussi plus d’air si tu avais ouvert tes robinets !
  • je comprends pas, attends, je les ai ouverts sur le parking, ouais ……..et je les ai aussi rouverts sur la plage. (là, je devais faire ma narcose à 3 mètres)
  • pour ton information, quand on arrive à manoeuvrer deux fois un robinet, c’est qu’une connerie vient d’être faite !

Depuis, on contrôle systématiquement les robinets de l’autre, c’est le métier qui rentre.

PS. Ce jour là on a eu de la chance, au cours d’une plongée au même endroit les pécheurs excédés de nous voir nager le long de la digue au cours de la décompression nous avaient jeté des pierres.

Le vengeur masqué (et palmé)

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