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L’histoire archéologique des cités lacustres du lac du Bourget

samedi 7 octobre 2017, par administrateur.
Mis à jour le samedi 7 octobre 2017

Publié le 19/02/2015 à 14h00 dans l’Essor Savoyard votre hebdomadaire d’informations de Haute-Savoie Annecy Aix Savoie au quotidien,

L’histoire débute en 1956, alors que l’ingénieur ferroviaire M. Buvelot découvre des pieux dans la baie de Grésine, partie est du lac.

L’histoire archéologique des cités lacustres du lac du Bourget ont fait l’objet de nombreuses études.

Il s’avère alors que ces vestiges préhistoriques datent du temps des anciennes ’cités lacustres’. Dès lors commence plus d’un demi-siècle de fouilles archéologiques intenses vouées à la découverte de sites lacustres dont sont tirés les vestiges. Toutefois, c’est à partir des années 1950, avec le développement des techniques de plongée autonome, que les fouilles prennent un nouvel essor. Ces nouvelles techniques permettent d’accéder à différents gisements et de mettre au point des techniques spécifiques au site du lac du Bourget, dont certaines sont encore en usage aujourd’hui.

En 1954, Raymond Laurent crée le Centre de Recherches Archéologiques Lacustres de Savoie et du Dauphiné (CRALSD), voué au développement de ces fouilles, bien que, pour ce faire, le centre ne dispose que de ses propres moyens.

Quelques années plus tard, le successeur de R. Laurent, Raymond Castel, transforme le CRALSD en un Groupe de Recherches et d’Études Scientifiques Lacustres de Savoie (GRESLS), qui reçoit des subventions de la part du SIVOM du lac, du conseil général et de la ville d’Aix-les- Bains. Au fil des ans se succèdent ainsi les sigles, jusqu’au dernier, le DRASSM, direction des recherches archéologiques Subaquatiques et Sous-Marines, qui sera créé en 1966 par André Malraux.

En plus de 150 années de recherche, les vestiges archéologiques découverts sont extrêmement abondants et variés. Des céramiques aux objets en pierre (meules, broyons), en passant par des objets fabriqués en matières périssables tels que des pieux, les cités cachées dans le lac du Bourget n’ont cessé d’étonner les chercheurs de par leur grande modernité. L’archéologue Yves Billaud déclare d’ailleurs que « les énormes potentialités des stations du Bronze final du lac du Bourget sont clairement démontrées. Ces sites sont à même de contribuer aux thématiques actuelles concernant l’organisation de l’habitat et les relations hommes/milieu. » Ces années de fouilles méthodiques permettent ainsi de créer en 2000 la carte archéologique du lac du Bourget par André Marguet. Le recensement de ces différents sites immergés a ainsi permis de retracer l’histoire des peuplements riverains établis de - 3842 à - 805 avant notre ère. A ce jour, le travail fourni par les chercheurs et les archéologues a permis de recenser 9 emplacements du Néolithique et 19 de l’Âge de Bronze, dont certains ont été classés au patrimoine mondial de l’UNESCO, le 27 juin 2011.

MARYLOU MAGAL

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