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L’histoire - Voies d’eau, voies de terre, chemin de fer au XIXe siècle

lundi 20 mai 2013, par administrateur.
Mis à jour le samedi 22 juin 2013

Port Puer, 12 vues des environs d
Port Puer, 12 vues des environs d’Aix-Les-Bains, 1817
Gravure de Prosper Dunant, coll. particulière.

Le Hautecombe
Le Hautecombe

Jusqu’au XIXe siècle, le réseau de voies de communications terrestres est très sommaire avec mauvais chemins et sentiers escaladant les pentes, passant les cols qui franchissent les montagnes du tour du lac.

Albanis de Beaumont pouvait dire « vis à vis d’Hautecombe et de l’autre côté du lac, il y a un petit village très curieux par sa position, il est situé dans une espèce de nichée formée par deux masses énormes de rochers qui paraissent avoir glissé du sommet de la montagne de Saint Innocent : l’on ne peut arriver à ce village que par eau, le sentier qui traverse la montagne étant très dangereux et escarpé ». En effet, que ce soit pour aller vers Albens et Rumilly par la Chambotte ou de Yenne à Chambéry par le col du Chat les passages étaient escarpés.

La circulation par voie d’eau était encore ce qu’il y avait de plus pratique pour les populations riveraines. Le lac était largement utilisé tandis que le canal de Savière reliait la Savoie à la France en offrant une ouverture et un poste de douane pour d’autres voyageurs ou marchandises. Deux grands ports existaient sur le lac : Grésine par lequel transitaient le bois et le vin mais qui était surtout un port de pêche autour duquel se concentrait l’activité de tout le village. Port Puer à Aix-les-Bains était le deuxième.

Le débarcadère de Hautecombe
Le débarcadère de Hautecombe

1793. Un vaste entrepôt fut créé à port Puer, Aix-les-Bains, où étaient stockés les bois de marine, de construction, d’armes à feu, le sel destinés à la France et à la Suisse.

1810-1850. D’importants travaux en firent le deuxième port du lac.

1837. L’Abeille est le premier bateau à vapeur à relier Aix-les-Bains à Lyon. Diverses compagnies lyonnaises ou sardes entrèrent en concurrence pour transporter marchandises et passagers. 1838. La Compagnie Savoyarde de Navigation créa un service de bateaux à vapeur reliant Lyon, Aix-les-Bains et Chambéry par le Rhône et le canal de Savière.

Le tunnel de Brison
Le tunnel de Brison

1845. Les voyages deviennent réguliers sur les bateaux Le Triton, Le Dauphin et Le Bourget. Ils assurent également la visite d’Hautecombe.

1855. Il ne fallait plus que onze heures pour venir de Lyon à Aix-les-Bains avec L’Hirondelle. Mais à partir de 1858, la navigation à vapeur va progressivement disparaître.

En 1867 circule le bateau Les Parisiens d’E. Darbon et en 1884 La Ville d’Aix. 1889. E. Darbon devient concessionnaire exclusif du port de l’abbaye, avec Le Touriste, Hautecombe et La Savoie, jusqu’en 1904.
C’est au XIXe siècle que les voies de communications terrestres vont connaître leur essor. Les moyens de transport et les routes s’améliorent.

1825. Création de la route du Col du Chat.

1841. Il était possible d’arriver à Aix-les-Bains de très bonne heure en étant parti le soir de Lyon en voiture bien suspendue.

1856. La voie ferrée relie Aix-les-Bains à Saint-Jean-de-Maurienne, puis à l’Italie en 1858. Le raccord avec le réseau français se fait par Culoz et le pont métallique sur le Rhône, qui permet à la « Malle des Indes » de joindre Londres à Brindisi par le train.
Avec la voie ferrée, achevée après l’Annexion de la Savoie à la France, la navigation sur le lac s’oriente définitivement vers le tourisme et la plaisance.

Françoise Ballet
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