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La faune du lac du Bourget - Le Ragondin

mardi 29 septembre 2015, par administrateur.
Mis à jour le mardi 29 septembre 2015

Classification et description

Le Ragondin
Le Ragondin

Le Ragondin

Nom binominal : Myocastor coypus

  • Règne : Animalia
  • Embranchement : Chordata
  • Classe : Mammalia
  • Ordre : Rodentia
  • Sous-ordre : Hystricomorpha
  • Infra-ordre : Hystricognathi
  • Famille : Myocastoridae
  • Genre : Myocastor

Description

Poids moyen : 5–9 kg en moyenne 7 kg
Taille : un corps de 40–60 cm et une queue de 25 à 45 cm.

De mœurs à tendance crépusculaire et nocturne, il peut avoir une activité diurne non négligeable. Présent dans seulement quelques départements français lors de son introduction, il est désormais présent dans plus de 70 départements. Il a colonisé des régions telles que le marais Poitevin, la Camargue ou les Landes dans une moindre mesure. Il est maintenant présent dans les régions du sud de la France (Lot-et-Garonne, Pyrénées-Orientales, Hautes-Pyrénées, Aude, Gard, Hérault, Tarn, Haute-Garonne, Vaucluse, Var, Bouches-du-Rhône…) mais on le trouve également sporadiquement dans certaines régions plus au nord (sud de l’Île-de-France (étangs de Vélizy9), le Centre et Alsace notamment…).

Le froid est un facteur limitant et les hivers rigoureux leur sont fatals. L’organisme du ragondin n’est pas adapté au gel comme celui du castor. Lors d’hivers rigoureux, de nombreux ragondins ont la queue qui gèle, ce qui dégénère en gangrène mortelle.

Le ragondin est reconnaissable à ses quatre grandes incisives orange, comme chez les castors, mais tirant plus sur le rouge.

Infos diverses

Habitat et comportement

Habitat

Le ragondin est un animal préférant vivre dans les milieux aquatiques d’eau douce, parfois saumâtre. Aux rivières et fleuves d’Amérique du Sud d’où il provient s’ajoutent désormais tous les réseaux hydrauliques constituant son nouvel habitat dans les pays où il a été introduit : fossés et canaux reliant les marais.
Il creuse un terrier de 6 à 7 m le long des berges. Ce terrier possède en général plusieurs entrées, dont une subaquatique. Dans certaines régions à très forte densité de ragondins, et lorsqu’il a à sa disposition un vaste réseau de fossés et canaux, les terriers du ragondin participent à la déstabilisation des berges. Par la quantité de terre exportée dans l’eau à chaque terrier creusé, le ragondin provoque également l’accélération du comblement des fossés et canaux. Il utilise parfois les terriers déjà creusés par le rat musqué, avec qui il entre parfois en concurrence. Il peut également construire des huttes de feuillages.

Régime alimentaire

Rongeur herbivore, son régime est normalement constitué de céréales, de racines, d’herbes, de glands ou autres. Néanmoins, il s’adapte très vite aux ressources disponibles sur son territoire. Il consomme ainsi une grande quantité de Poacées, notamment des céréales comme le maïs et le blé. Majoritairement herbivore, il peut toutefois manger des moules d’eau douce.

Reproduction

Dans son habitat naturel, le ragondin atteint sa maturité sexuelle vers six mois, mais est mature dès deux à quatre mois en captivité. Les mâles sont actifs sexuellement toute l’année. La femelle a deux ou trois portées par an de cinq ou sept petits en moyenne. Elle les allaite pendant sept à huit semaines. Fait particulier, ses mamelles sont déportées vers les flancs au lieu d’être placées sous le ventre comme chez la plupart des mammifères, ce qui lui permet de nager avec ses petits accrochés aux tétines.

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