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La flore lacustre - Les différentes zones

vendredi 28 août 2015, par administrateur.
Mis à jour le samedi 28 mai 2016

Flore lacustre, les différentes zones
Flore lacustre, les différentes zones

Certaines zones sont désignées par la flore dominante, c’est pour cette raison que l’on retrouve dans des désignations les mêmes noms de plantes (Non, l’auteur n’était pas fatigué lors de la rédaction).

Prairie humide

Ce sont des surfaces herbeuses situées en zone alluviale. L’alimentation en eau de ces terrains est essentiellement assurée par une nappe libre plus ou moins proche de la surface. Ces prairies se développent sur des sols riches en alluvions et sont souvent inondées une partie de l’année.

Quelques plantes des prairies humides

  • Inule à feuilles de saule Inula salicina L.
  • Laîche à utricules tomenteux Carex tomentosa L.
  • Succise des prés Succisa pratensis Moench
  • Tétragonolobe siliqueux Tetragonolobus maritimus L.
  • Vesce cracca Vicia cracca L.s.L.
  • Bétoine officinale Stachys officinalis (L.)Trev.
  • Colchique d’automne Colchicum autumnale L.
  • Ophioglosse vulgaire Ophioglossum vulgatum L.
  • Platanthère à 2 feuilles Platanthera bifolia (L.)L.M.C.Richard
  • Molinie bleue Molinia caerulea (L.)Moench
  • Potentille tormentille Potentilla erecta (L.)Räuschel
  • Pédiculaire des bois Pedicularis sylvatica L.

On peut distinguer :
les prairies fauchées où se développe une végétation commune mais diversifiée ;
les prairies pâturées

Berge sableuse exondée

Ce milieu se reconnaît par la présence de beaucoup de sol nu et par sa faible hauteur (de l’ordre d’une vingtaine de centimètres). Il est à son optimum quelques semaines après le début de l’exondation, généralement en fin d’été, Il pousse sur un substrat plutôt sableux qui peut parfois être recouvert d’une pente couche de vase. Il n’est pas forcément visible chaque année car son apparition dépend du marnage des rivières et étangs.

Quelques plantes des berges sableuses exondées

  • Souchet brun (Cyperus fuscus)
  • Souchet de Micheli (Cyperus michelianus)
  • Lindernie douteuse (Lindernia dubia)
  • Limoselle (Limosella aquatica)
  • Crypsie faux-vulpin (Crypsis alopecuroides)
  • Pulicaire commune (Pulicaria vulgaris)
  • Gnaphale des marais (Gnaphalium uliginosum).

cariçaies

Les cariçaies sont des groupements d’hélophytes qui s’installent dans les mares et les berges des étangs, sur des substrats plutôt vaseux voire légèrement tourbeux. Certains de ces groupements supportent une exondation estivale alors que d’autres ont besoin d’un niveau d’eau assez constant. Les cariçaies sont presque toujours dominées par une espèce de laîche à forte sociabilité qui forme des peuplements denses. Cet habitat présente deux physionomies différentes en fonction du type de laîches : les carex rhizomateux composent des nappes, alors que les carex cespiteux forment des touffes ou des touradons.

Quelques plantes présentes dans les cariçaies

phragmitaie

Une roselière ou phragmitaie est une zone en bordure de lacs, d’étangs, de marais ou de bras morts de rivière où poussent principalement des roseaux. En régression, de même que les zones humides depuis plusieurs siècles, elle abrite néanmoins de nombreuses espèces, et a une valeur écopaysagère qui la fait en général considérer comme habitat d’intérêt patrimonial.

Quelques plantes présentes dans les phragmitaies

typhaie

Communautés des bords des lacs, rivières et ruisseaux dominées par les massettes généralement pauvres en espèces et parfois quasi monospécifiques, résistantes aux périodes prolongées d’assèchement et à la pollution en ce qui concerne plus particulièrement Typha latifolia.

Quelques plantes présentes dans les typhaies

scirpaie

Végétation de bords de lacs de Scirpus Lacustris ; profondeur de 0 à 3 mètres, une partie des plantes est émergée. Forme une ceinture entre la nupharaie et la phragmitaie. Un assèchement de longue durée du milieu provoque sa disparition.

Quelques plantes présentes dans les scirpaies

myriophyllaie

l s’agit de communautés aquatiques pionnières composées essentiellement d’une strate immergée riche en potamots, myriophylles, Zannichellie des marais, cératophylles ou renoncules. Elles croissent dans des eaux stagnantes à légèrement courantes dont la profondeur est comprise entre 0,5 et 4 m.
Ces habitats peuvent être confondus avec d’autres herbiers aquatiques du Nymphaeion albae caractérisés par la présence d’hydrophytes à grandes feuilles flottantes (Nénuphar, Potamot nageant)

Quelques plantes présentes dans les myriophyllaies

nupharaie

Une nupharaie, mot dérivant directement de Nuphar, une sorte de nymphéa, indique un peuplement végétal hydrophile dominé par le genre Nuphar, de la famille des Nymphéacées.
Globalement, indique une végétation sous-lacustre sur un fond de 2 à 4 mètres, à feuilles flottantes.
Communautés aquatiques dominées par des hydrophytes à feuilles flottantes de grande taille comme les nénuphars. Elles se rencontrent dans les étangs ou portions de rivières calmes dont la profondeur n’excède par 4 m. Deux strates sont souvent présentes : une strate en surface dominée par les nénuphars ou le Potamot nageant et une strate immergée qui est souvent bien fournie en myriophylles et cératophylles.

Quelques plantes présentes dans les nupharaie

Prairie aquatique submergée

Cette catégorie de milieu rassemble l’ensemble des herbiers lacustres flottants ou immergés, fixés ou non par des racines. Ils occupent des biotopes aquatiques de taille et de profondeur très variables d’eau douce stagnante, depuis les mares plus ou moins temporaires et peu profondes, aux étangs et aux lacs. Ces herbiers aquatiques se développent en général dans les premiers mètres sous la surface de l’eau. Dans les étendues aquatiques aux eaux très claires, les tapis de characées peuvent se développer sur le fond, jusqu’à plusieurs dizaines de mètres de profondeur. Les herbiers aquatiques sont surtout représentés aux étages inférieurs (collinéen et montagnard), bien qu’ils puissent être observés également aux étages subalpin et alpin inférieur.

Quelques plantes présentes dans les prairies aquatiques submergées

plancton

Selon Hensen (1887), le plancton (du grec ancien πλανκτός / planktós) est l’ensemble des organismes vivant dans les eaux douces, saumâtres et salées, le plus souvent en suspension et apparemment passivement : gamètes, larves, animaux inaptes à lutter contre le courant (petits crustacés planctoniques, siphonophores et méduses), végétaux et algues microscopiques. Les organismes planctoniques sont donc définis à partir de leur niche écologique et non selon des critères phylogénétiques ou taxonomiques.

Le plancton est à la base de nombreux réseaux trophiques. Il constitue la principale nourriture des baleines à fanons, des coquillages filtreurs (dont moules, coques, huîtres, etc.), qu’il peut parfois intoxiquer par diverses toxines.

Le phytoplancton constitue à lui seul environ 50 % de la matière organique produite sur la planète Terre, mais il semble en diminution régulière depuis une vingtaine d’années.

Le zooplancton contribue par ses mouvements verticaux (cycles liés à la lumière et aux saisons) au mélange des couches d’eau. C’est un aspect de la bioturbation qui pourrait avoir été sous-estimé2. De tels phénomènes existent également en eau douce (avec le mouvement des populations de daphnies par exemple).

zone de pionniers

aulnaie à sphaignes

Dominées par le bouleau pubescent ou l’aulne glutineux, ces forêts se développent le long de certains cours d’eau ou parfois dans des tourbières hautes acides anciennement drainées.
Une acidité croissante (liée à l’épaisseur de tourbe) favorise le bouleau au détriment de l’aulne. Ces forêts se trouvent souvent associées aux autres habitats des complexes tourbeux

saussaie riveraine

Groupement buissonneux des bancs d’alluvions et de la partie basse des berges directement soumise à l’action des crues. Ce type de formation atteint 3 à 8 m de haut et se compose, pour la strate ligneuse :

  • d’un éventuel rideau de saules pourpres (surtout présent dans la variante mosane) et de végétation annuelle occupant les bancs exondés d’alluvions ;
  • derrière celui-ci, d’un fourré enchevêtré de saulaie (saules des vanniers, à trois étamines, blanc, fragile et leurs hybrides…) garni de lianes ([Humulus lupulus], [Solanum dulcamara] et/ou [Calystegia sepium]).

tourbières à sphaignes

Par définition, une tourbière est un milieu humide au sein duquel se développe une végétation constituée de sphaignes, c’est-à-dire de mousses dont la partie aérienne supérieure poursuit son développement tandis que la partie inférieure dans l’eau se décompose incomplètement par anaérobiose pour donner la tourbe. Le milieu aquatique est acide avec un pH compris entre 3,5 et 5, il est oligotrophe, uniquement alimenté par les eaux très faiblement minéralisées de la nappe superficielle affleurante ou par les pluies et la tourbière est alors dite ombrotrophe.

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