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La pirogue du Pierre

mardi 28 mai 2013, par administrateur.
Mis à jour le mardi 28 mai 2013

Un vendredi après-midi libre comme tant d’autres vendredis depuis le jour béni de l’invention des RTT, un temps pourri, direction le club où j’ai rendez-vous avec Mr JFP pour faire une petite plongée le long de la route. Surprise nous ne sommes pas seuls, Mr PF et sa fille sont déjà là et participent aux travaux qui sont réalisés dans les locaux du club. Le temps de commettre un exploit, peindre un radiateur avec du lasure bleu pour qu’il ressemble au lambris environnant (si d’aventure vous passez au club, vous pourrez admirer le seul radiateur en bois au monde) et le Pierre nous présente une idée dont-il a le secret.

Je vous emmène en bateau, je fais la sécurité surface et vous allez plonger sur la pirogue.

La pirogue, Kesako ? C’est là que l’on apprend que Pierre a, dans ses jeunes années (le père Cousteau, y devait même pas être né ;-D ) fait beaucoup d’archéologie et que, parmi toutes ses découvertes, il y a une pirogue dûment enregistrée et datée de 1000 av JC.

Je connais bien les amers, vous sautez à l’eau, une descente à trente mètres et vous tombez dessus.

Parfaitement briefés, nous arrivons pile sur cette embarcation dans un état de conservation correct et parfaitement reconnaissable, uniquement cassée au niveau de l’avant. C’est sûr que c’est un but de plongée peu ordinaire, un gars se servait de ce bateau il y a mille ans en arrière, mais une épave de cinquante centimètres de large sur quatre mètres de long, c’est assez vite exploré ! Au bout de cinq minutes la remontée est entamée, le retour vers le présent aussi.

’’ Koikonfé maintenant ? ’’
il me reste 140 bars dans le bloc, JFP tout autant ’’
’’ La grande cale est juste en face, c’est même pas la peine de vous déséquiper, vous sautez à l’eau et je suis les bulles ’’

Il sera dit que ce vendredi sera le jour des bonnes idées.

Un saut droit, mise en place du matériel et nous nous laissons tomber dans une eau verte, glauque, froide et chargée de particules, c’est sûr, le milieu peut sembler rebutant mais quelles sensations ! Nous sommes à 45 mètres et le fond n’est toujours pas là ,ce n’est encore pas aujourd’hui que nous le verrons, d’ailleurs, à cet endroit, peu de monde peut se vanter de l’avoir atteint. Nous ne nous éternisons pas, il ne faut pas oublier que nous sommes en consécutive, l’ordinateur d’ailleurs ne l’a pas oublié non plus. Le retour vers la surface est des plus tranquille, juste entrecoupée de séances de travaux publics : mon grand plaisir, quand je suis sûr d’être tout seul sur un site : faire dévaler des cailloux le long des tombants et écouter le fracas des pierres qui roulent, et, aujourd’hui, mon binôme est partant pour cette activité. La taille des rochers passe vite de la taille d’un ballon de foot à celle d’un caddy de supermarché. D’un coup, un cri, un hurlement, qu’ai je fais, je lui ai mis un bloc sur la tête ? ? Echanges de signes, il me répond que tout va bien, y fait sa narcose à dix mètres ou quoi ? ? ? Fin de paliers, surface.

’’ Ben alors, c’est quoi ce cri ? ? ’’
’’ j’ai levé la tête, et la collerette de mon étanche a bougé, je suis trempé (il faut dire que l’eau est à 5 °C ) ’’

Retour au club et c’est vrai qu’il est trempé comme une soupe le gars, une bonne bière le réconforte vite, c’est fou comme certains sont sensibles.
Salut à tous et à plus

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