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Les plongées - Le chemin du curé

dimanche 19 mai 2013, par administrateur

 Coordonnées GPS du chemin du curé

(Système géodésique : EUR 50

45.42.202 NORD
05.51.767 EST

 Courbes de niveaux

Le bas du tombant à la vase est à 78 mètres.

 Profil et description du site

Un bon site parfait pour s’amarrer les jours de vent, la crique formée par la falaise protége en effet le bateau de tous côtés et des mousquetons sont fixés à demeure dans la paroi.

 Au nord

plongée sympa sans plus, intéressant pour les niveaux 1 et 2 en autonomie.

 Au sud

un tombant énorme !! des surplombs, des petites failles. Ce site est relativement court, ce n’est pas la peine de palmer comme une brute, mieux vaut se laisser descendre puis remonter en Zig Zag. En hiver, la présence d’ombles en cours de frai est
garantie. On regarde mais on ne touche pas.

 Une plongée au chemin du curé

Dimanche matin, 10 heures devant le club. Nous partîmes deux mais par un prompt renfort nous nous vîmes trois en arrivant au port. Les concurrents sont Messieurs JFP, P Th et Ed votre serviteur. Bonjour Messieurs, la mission, si vous l’acceptez, consiste à atteindre l’autre coté du lac, plonger au chemin du curé, prendre du plaisir et de ressortir en moins d’une heure. Si vous veniez à être capturés le club niera toute participation. Cette cassette s’autodétruira dans cinq secondes. Après avoir revêtu notre armure, tels de preux chevaliers, nous nous mimes en route sur les chemins tortueux, hou la la stop faut revenir sur terre le Ed, c’est pas possible, il regarde trop la télé le gars. Bref on saute à l’eau.

Le site commence par une longue pente à environs soixante dix degrés, arrivé aux environs cinquante mètres un coup de frein à main, première à droite et là, un tombant des plus impressionnant. Suspendu au dessus du vide, le faisceau de nos lampes ne s’accroche à rien, une sensation de verticalité extrême, la paroi s’enfonce et disparaît dans ce gouffre d’un noir d’encre. Sous nos palmes le néant . Au dessus de nos têtes un surplomb grand comme un pont d’autoroute (ça, c’est la narcose mais quant même). On palme calmement et on se laisse glisser jusqu’à soixante. Un sentiment de solitude absolu, juste perturbé par le bruit des détendeurs, nos bulles filent le long de la paroi, s’accrochent aux aspérités et repartent comme à regret, décrochant au passage une pluie de particules. La pente reprend une inclinaison plus normale, le tombant se finit là, la remontée commence, comparaison de nos ordis, nous sommes dans les clous tout va bien. Les six mètres sont déjà là, JFP vient de gagner le concours du palier le plus long mais il a un truc, un UWATEC flambant neuf particulièrement pénalisant dans le cas des plongées longues en eaux froides. D’ailleurs à fin de comparaison il plonge avec son SUUNTO en parallèle et quand il les consulte il ronchonne à qui mieux mieux « Avec l’autre je serais déjà sorti, mais je rêve, c’est pas possible ». Les paliers s’achèvent, on fait surface, l’abîme nous a libéré, Le soleil brille l’été est enfin arrivé.

Edouard ERNOULD

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