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La faune du lac du Bourget - Autres animaux

lundi 24 novembre 2014, par administrateur.
Mis à jour le vendredi 27 novembre 2015

Les méduses et principalement Craspedacusta sowerbyi

Craspedacusta sowerbyi
Craspedacusta sowerbyi
C. sowerbyi mesure à la fin de sa croissance environ 20-25 mm de diamètre, ressemblant à un hémisphère aplati, très fragile. Elle a 400 tentacules disposés le long du bord de l’ombrelle. Elle possède quatre bras buccaux.

Classification

  • Règne Animalia
  • Embranchement Cnidaria
  • Classe Hydrozoa
  • Ordre Limnomedusae
  • Famille Olindiidae
  • Genre Craspedacusta

Nom binominal

Craspedacusta sowerbyi
Edwin Ray Lankester, 1880

Craspedacusta sowerbyi Lankester, 1889 (Limnomedusae, Oliandisidae), atteint la taille de 2 à 3 cm, c’est une des quelques espèces de méduse d’eau douce. Elle se retrouve sur tous les continents, excepté en Antarctique. Son stade de polype est sans doute plus commun par contre moins fréquemment remarqué due à sa petite taille. Cette méduse se développe uniquement sous des conditions bien précises, en outre l’eau doit avoir une température au dessus de 25 degrés Celcius pendant une période minimale.

C. sowerbyi commence sa vie comme un petit polype, accroché à la végétation sub-aquatique, des rochers, des souches d’arbres qui se nourrit et se reproduit par une reproduction asexuée au printemps et en été. Certains de ces polypes prendront la forme méduse qui permettra une reproduction sexuée. Les œufs fécondés se développeront en petits larves ciliées appelées planula. Puis la planula se posera au fond de l’eau pour se développer en polypes. Toutefois, la majorité des populations sont soit entièrement des mâles, soit entièrement des femelles. Il n’y a donc pas de reproduction sexuée chez ces populations. Au cours des mois d’hiver, les polypes se contractent et deviennent des organismes au repos, des podocystes. On pense que ces podocystes sont transportés par les plantes aquatiques ou les animaux. Une fois que les conditions redeviennent favorables, ils se transforment à nouveau en polypes.

Hemimysis anomala, la crevette rouge sang

Classification

Hemimysis anomala
Hemimysis anomala
Hemimysis anomala, la crevette rouge sang, est une espèce de crustacés appartenant à la classe des Malacostraca, à l’ordre des Mysida et à la famille des Mysidae
  • Règne Animalia
  • Embranchement Arthropoda
  • Sous-embr. Crustacea
  • Classe Malacostraca
  • Sous-classe Eumalacostraca
  • Super-ordre Peracarida
  • Ordre Mysida
  • Famille Mysidae
  • Genre Hemimysis

Nom binominal

Hemimysis anomala
G. O. Sars, 1907

Description

L’allure générale rappelle celui d’une petite crevette. H anomala se distingue des autres espèces du genre Hemimysis par la forme de ses pléopodes*. Les 3ème, 4ème et 5ème pléopodes* du mâle sont très développés, le 4ème pléopode* est allongé et possède un exopodite* relativement long alors que l’endopodite* est de taille réduite. Les antennes possèdent des soies proximales plumeuses. Les mâles mesurent environ 8 à 10mm, les femelles sont généralement plus grandes et peuvent atteindre jusqu’à 16.5mm. Le corps est généralement translucide mais la coloration peut aller du jaunâtre au rouge foncé en passant par l’ivoire (Mauchline, 1980).

Introduction et voies de dispersion

Les premières observations aux Pays-­‐Bas d’Hemimysis anomala ont eu lieu en 1997. Un an plus tard, l’espèce est trouvée dans la Meuse puis elle parvient à coloniser de nombreux systèmes aquatiques notamment en Alsace (Dumont, 2006).

Les Mysidae sont généralement peu aptes à remonter le courant (Mordukhai–Boltovskoi, 1979), la navigation interne est souvent responsable des proliférations plus en amont des cours d’eau. La colonisation de l’Europe de l’ouest s’est faite via le Rhin et a été facilité depuis 1992 par l’ouverture du canal Main-­‐Danube. Dès lors, la navigation interne et le déballastage des navires en provenance des mers Noire et Baltique ont accru la dispersion de ce crustacé.

Des transferts pourraient également avoir lieu par le biais des eaux souterraines entre deux points d’eau. Dumont & Muller (2010) pensent que de tels transferts se seraient produits dans la plaine alsacienne.

L’Hydre d’eau douce

Nom binominal  : Hydra

Classification

L
L’hydre d’eau douce
Depuis de nombreuses années il est étudié par la communauté scientifique afin de comprendre ses capacités génératrices et analyser le non vieillissement de cet être pluricellulaire. Il est vu comme un animal « immortel » par de nombreux généticiens du fait de cette particularité a régénérer sans cesse ses cellules.
  • Règne : Animalia
  • Embranchement : Cnidaria
  • Classe : Hydrozoa
  • Ordre : Hydroida
  • Famille : Hydridae
  • Genre : Hydra

L’hydre est un organisme assez petit (il peut atteindre 15 mm), qui n’a pas de squelette. C’est un polype vivant en eau douce à la différence de 99 % des cnidaires qui sont marins. Au moindre contact, le polype peut se rétracter au point de ne plus former qu’un petit amas de 2 à 3 mm, peu visible.

Il possède 6 à 10 tentacules urticants entourant la bouche-anus et régénère rapidement les parties qui lui sont enlevées. Un polype s’accroche généralement par son pied au milieu environnant mais il peut aussi migrer et se suspendre à la surface de l’eau par tension superficielle (le pied au sec et le reste du corps dans l’eau). Sans point d’accroche, le polype ne nage pas et coule lentement dans l’eau.

Le corps de l’hydre est formé d’un tube, comportant une ouverture à une extrémité, entourée de tentacules et fermé à l’autre extrémité. Ces deux extrémités sont nommées respectivement la tête et le pied (ou sole de fixation). La partie médiane du corps est renflée.

La colonne gastrique comporte deux feuillets, appelés ectoderme et endoderme, séparés par une fine matrice extra-cellulaire appelée mésoglée1.

Des cellules interstitielles, principalement situées dans l’espace interstitiel entre les cellules épithéliales ectodermiques, se différencient en cellules nerveuses, cnidocytes, cellules glandulaires et gamètes.

À la différence des autres cnidaires, l’hydre n’existe que sous forme polype et n’a donc pas de forme méduse. Elle est dépourvue de tout squelette ectodermique.

Une équipe de scientifique de l’Université de Californie a mis au jour récemment les formidables capacités de régénération d’un petit organisme aquatique : l’Hydra viridis, plus connu sous le nom d’Hydre.

Cet animal tire son nom à la fois de son aspect et du fonctionnement de son organisme. On ne peut que noter sa ressemblance frappante avec l’Hydre de Lerne, monstre mythologique aux multiples têtes. De plus, comme ce dernier, elle est capable de faire repousser une partie de son corps quand celle-ci est coupée.

Dans la légende, il suffit à Hercule de cautériser les moignons des têtes coupées de l’Hydre de Lerve à l’aide d’un tison pour les empêcher de repousser. Cependant, l’Hydra viridis va plus loin, car les chercheurs sont allés jusqu’à en passer un spécimen au mixeur. À leur grande surprise, de multiples organismes indépendants se sont alors mis à apparaître dans la bouillie ainsi créée.

L’explication à cette formidable capacité se trouve dans la structure même du corps de l’animal. Sa tête ne contient pas un cerveau, mais de multiples « cellules de commandement ». Même éparpillées, ces dernières sont capables d’organiser les cellules autour d’elles en un corps tout neuf.

Il n’y a plus qu’à attendre de possibles applications de cette découverte dans des champs aussi diverses que la médecine ou les biotechnologies.

Documents joints

  • Craspedacusta sowerbyi (PDF – 397.2 ko)

    Craspedacusta sowerbyi est une méduse craspédote d’eau douce. Cette méduse est présente sur tous les continents

    qrcode:http://www.cpalb.fr/IMG/pdf/colin_delahaye_craspedacusta_sowerbyi001.pdf

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