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Les poissons - Le hotu

mardi 21 mai 2013, par administrateur.
Mis à jour le samedi 15 novembre 2014

Classification et description

Classification

Le Hotu
Le Hotu (Chondrostoma nasus)
  • Règne Animalia
  • Embranchement Chordata
  • Sous-embr. Vertebrata
  • Super-classe Osteichthyes
  • Classe Actinopterygii
  • Sous-classe Neopterygii
  • Infra-classe Teleostei
  • Super-ordre Ostariophysi
  • Ordre Cypriniformes
  • Super-famille Cyprinoidea
  • Famille Cyprinidae
  • Genre Chondrostoma

Nom binominal

Chondrostoma nasus
(Linnaeus, 1758)

Autres noms

Chondrostome, Nase commun, Nez, Mulet, Aloge

  • Poids maximum : 2,5 kg ( moy. 1 à 2 kg)
  • Taille maximale : 50 cm (moy. 25 à 40 cm)
  • Durée de vie : 13 à 15 ans (21 Centre Europe)
  • Période de frai : Mars à Mai
  • Ponte : 50 000 à 100 000 ovocytes

Le grand hotu, ou nase, est commun dans les bassins des grands cours d’eau tels le Rhône, la Saône ou la Loire. Très voisin, le hotu méridional ou petit hotu, connu aussi sous le nom féminin de soiffe fréquente lui aussi le Rhône mais plus spécialement les rivières du sud-ouest de la France.

C’est un poisson au corps allongé et élégant, recouvert d’écailles minces finement striées avec comme signe caractéristique la forme de son museau, large, obtus et surplombant une bouche aux lèvres cornées à bords tranchants. Il fraie en avril, par une température d’eau supérieure à 11 °C. La ponte, bruyante s’effectue en eaux courantes, bien oxygénées comme par exemple en aval des barrages, sur fond de graviers, de cailloux ou de grosses pierres. Les œufs adhérant incubent environ deux semaines.

Autres infos

La pénétration du Hotu dans le réseau hydrographique français à la fin du siècle dernier (vers 1860) s’est faite de façon spontanée, à partir du Rhin, par les nouveaux canaux du Nord-Est. En moins d’une quarantaine d’années, l’espèce s’est étendue au maximum des possibilités dans le bassin de la Seine, puis ceux de la Loire et du Rhône. Grâce à son adaptation buccale très spécialisée, l’espèce est originale par sa niche alimentaire de périlithophage exclusif, à régime principalement diatomivore. C’est aussi une espèce très grégaire, dont la structure en bancs est liée à la croissance et à l’âge, et qui effectue des migrations saisonnières indispensables à sa survie : elle occupe les moyens et grands cours d’eau, mais remonte dans certains petits affluents au moment de la reproduction, affectionnant les faciès lotiques. Depuis sa pénétration, et en raison de la réussite de sa naturalisation, l’espèce a été considérée à tort comme nuisible pour le frai de certaines espèces autochtones, en particulier de l’Ombre commun. Des pêches de destruction ont alors été autorisées pendant plusieurs dizaines d’années sur les sites de reproduction communs aux deux espèces, jusqu’à ce que soit récemment démontrée leur inutilité. En réalité, le Hotu n’est concurrentiel pour aucune espèce, pas même pour l’autre Chondrostome autochtone, le Toxostome. Sensible aux pollutions, mais encore davantage aux aménagements récents qui dégradent ou détruisent ses habitats, l’espèce est en nette régression depuis quelques années. Cette régression est d’autant plus regrettable que le Hotu présente des intérêts écologique (rôle épurateur et bioindicateur) et halieutique certains.

Photos

Le Hotu, parfois aussi appelé Nase
Cette espèce grégaire se rencontre dans des eaux peu profondes où le courant est rapide, souvent dans les remous au niveau des piles de ponts ou des affleurements rocheux.
Elle se nourrit d’algues vertes et convient de ce fait à l’entretien de piscines naturelles munies de pompes.
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