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Les poissons - Le poisson chat

lundi 20 mai 2013, par administrateur.
Mis à jour le samedi 15 novembre 2014

Classification et description

Classification

Le poisson Chat
Le poisson Chat
Le poisson Chat (Ictalurus melas )
  • Règne Animalia
  • Embranchement Chordata
  • Sous-embr. Vertebrata
  • Super-classe Osteichthyes
  • Classe Actinopterygii
  • Sous-classe Neopterygii
  • Infra-classe Teleostei
  • Super-ordre Ostariophysi
  • Ordre Siluriformes
  • Famille Ictaluridae
  • Genre Ameiurus

Nom binominal

Ameiurus melas
(Rafinesque, 1820)

Autres noms :

Chat, Greffier Barbicho

  • Poids maximum : 1,5 kg (100 à 200 g)
  • Taille maximale : 45 cm (15 à 30 cm)
  • Durée de vie : 6 à 7 ans
  • Période de frai : mai - juin
  • Ponte : 5 000 à 7 000 oeufs

La dénomination de poisson-chat (catfish) couvre de nombreuses espèces caractérisées par la présence de barbillons autour de la bouche dont 2500 à 3000 espèces ou dénominations différentes de Siluriformes d’eaux douces, saumâtres et salées, incluant par exemple Mudfish, Hemibagrus, tre catfish, tra catfish, basa catfish, appartenant aux Ictaluridae ou Pangasiidae. Pangasius hypophthalmus et (basa catfish ) sont élevés dans le fleuve Mékong.

Le poisson-chat (Ictalurus melas) vit dans les eaux calmes des cours d’eau ou dans les étangs. Poisson sans écailles, il mesure en moyenne de 15 à 20 cm et pèse entre 100 et 300 grammes. Il dévore tout ce que les autres poissons ne mangent pas (même les oeufs des autres poissons).

Le poisson-chat est une espèce d’eau calme. Sa reproduction a lieu au printemps lorsque la température de l’eau atteint 18°C environ. La reproduction se déroule sur un nid préparé par le couple géniteur, la ponte est ensuite protégée et entretenue par le mâle. Cette protection se poursuit après l’éclosion, les alevins restant groupés en boule caractéristique pendant plusieurs semaines. C’est une espèce omnivore et vorace.

Très résistant, il peut vivre très longtemps hors de l’eau par rapport aux autres poissons. Il est interdit de le relâcher et de le transporter vivant.

Originaire de l’Amérique du Nord, ce poisson-chat a été introduit en France en 1871. Les premiers individus sont réputés s’être échappés du Muséum vers la Seine toute proche en empruntant le réseau des égouts (Lavauden, 1905). Après cette épisode cette espèce fut "oubliée" et ce n’est qu’au début du siècle que sa dispersion s’est étendue : En 1901 introduction dans des étangs en Loire-Atlantique (Labarletrier, 1901), en 1904 des déversements ont eu lieu dans la Seine et la Dordogne (Pion-Gaud et Lavauden, 1904). Son introduction a même été favorisée par les sociétés de pèche dans les secteurs les plus pollués (Lavollée, 1906). En 1951, Vivier montre que le poisson-chat a colonisé l’ensemble du réseau hydrographique, cette espèce ayant peu de prédateur. Ce n’est que récemment (Spillmann, 1967) que l’identité de cette espèce n’a été déterminée avec précision. Cette espèce est considérée comme susceptible de provoquer des déséquilibres biologiques sans qu’aucun argument ne confirme cet aspect particulier de son comportement (Boêt, 1981). Encore largement répandu le poisson-chat semble cependant en régression du fait de la pollution et peut être de maladie (?).

Sa pêche se pratique à la ligne flottante, à la plombée et au cordeau. L’esche reposant au fond est constituée d’un ver de terre moyen ou tronçonné sur hameçon de 8. Touche très franche. Le poisson-chat s’attaque également aux vifs des lignes à brochet. Attention, manier ce poisson avec attention, il peut occasionner des piqûres douloureuses.

Autres infos

Un vieux mythe japonais raconte qu’un poisson-chat géant du nom de Namazu, dormant dans les profondeurs de l’océan Pacifique, serait à l’origine des tremblements de terre qui frappent le Japon. Ils ont d’ailleurs fait l’objet d’une étude sur leurs comportements anormaux à l’approche des séismes. En effet, d’ordinaire calmes, les poissons-chats deviennent très agités avant les grands cataclysmes. Leur réceptivité aux stimulations électriques et aux vibrations en seraient la cause.

Poisson-chat. Le labo brestois a identifié le virus ravageur

À l’été 2007, les poissons-chats du lac du Bourget (Savoie), ont été décimés. Un labo installé à Brest a identifié, depuis, le virus, qui a sévi également en août dernier au lac d’Apremont, en Vendée. Les poissons-chats, originaires d’Amérique du Nord, sont signalés en France en 1871. Les premiers exemplaires se seraient échappés du Muséum d’Histoire naturelle, pour rejoindre la Seine proche en empruntant le réseau d’égouts. Depuis, ils ont prospéré, réputés résistants, piquants même. Ils ont peu de prédateurs et mauvaise presse auprès des pêcheurs. Au Bourget (Savoie), le plus grand lac naturel de France, ils étaient devenus majoritaires sur la trentaine d’espèces recensées, proliférant depuis 2003, année de la canicule, sans qu’un lien de cause à effet soit scientifiquement établi. De la mi-juin 2007 à fin juillet, rien ne va plus toutefois pour eux. Ils viennent agoniser sur le rivage. Émoi localement, d’autant que la saison touristique est là. Singularité : les autres espèces ne connaissent pas la crise. 90 % en moins « De visu, la population de poissons-chats a chuté de 90 % », estime Sébastien Cachera, ingénieur au Cisalb (comité intersyndical pour le suivi et l’aménagement du lac du Bourget). Sept poissons morts sont envoyés à un laboratoire du Jura, qui suspecte la présence d’un virus. Un laboratoire de l’Afssa (Agence française de sécurité sanitaire des aliments), installé à Plouzané, près de Brest, spécialisé dans les maladies virales des poissons (*), prend le relais pour mettre un nom sur le virus. Une technicienne, Joëlle Cabon, effectue des tests. « Je savais que c’était quelque chose que l’on n’avait jamais vu ». Elle se souvient d’un anticorps, acheté une dizaine d’années plus tôt, et que le labo n’avait pas eu l’occasion d’utiliser. Gagné ! L’anticorps reconnaît un virus australien, qui a causé, dans ce pays, de gros dégâts à des élevages de truites et de perches. Code génétique Laurent Bigarré, chef de projet au labo, prend la suite pour établir le code génétique du virus, qui se révèle être très proche de l’australien. Peu après, le labo est contacté par la Vendée où des poissons-chats ont rendu l’âme, dans le lac d’Apremont. 150 kg en tout. Le même virus a frappé. Pour autant, cette double identification ne permet pas de dire pourquoi le poisson-chat passe l’arme à gauche, et pas les autres espèces, et comment interagissent, dans son cas, la température de l’eau, le système immunitaire et le virus. « Il faut rester vigilant car il ne faudrait pas que le virus passe à une autre espèce », observe Laurent Bigarré. Car certaines sont aussi plus goûtées… * Le labo de Plouzané dépend de l’Afssa de Ploufragan (22).

© Le Télégramme - Plus d’information sur http://www.letelegramme.fr/gratuit/generales/regions/bretagne/poisson-chat-le-labo-brestois-identifie-le-virus-ravageur-20080201-2443102_1204742.php

Photos

Poisson-chat commun (Ameiurus melas)
Poisson-chat commun (Ameiurus melas)
Les siluriformes forment un ordre regroupant les poissons-chats et les silures, il compte environ le quart des espèces de poissons d’eau douce. Ils sont nommés poissons-chats en référence à leurs barbillons, qui ressemblent aux moustaches d’un chat

Ameiurus melas
Ameiurus melas
Ce poisson-chat vit dans les eaux calmes des cours d’eau ou dans les étangs. Poisson sans écailles, il mesure en moyenne de 15 à 20 cm et pèse entre 100 et 300 grammes. Il dévore tout ce que les autres poissons ne mangent pas (même les œufs des autres poissons).
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