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Les poissons - Le saumon

lundi 20 mai 2013, par administrateur.
Mis à jour le samedi 15 novembre 2014

Classification et description

Classification

Le saumon atlantique
Le saumon atlantique (Salmo salar)
  • Règne Animalia
  • Embranchement Chordata
  • Sous-embr. Vertebrata
  • Super-classe Osteichthyes
  • Classe Actinopterygii
  • Sous-classe Neopterygii I
  • nfra-classe Teleostei
  • Super-ordre Protacanthopterygii
  • Ordre Salmoniformes
  • Sous-ordre Salmoniformes
  • Famille Salmonidae
  • Sous-famille Salmoninae
  • Genre Salmo

Nom binominal

Salmo salar
Linnaeus, 1758

Autres noms

saumon atlantique, saumon argenté, salmon. Le jeune est aussi appelé Tacon.

  • Poids : 1Jusqu’à 15 kg
  • Taille maximale : 150 cm pour le mâle et 120 cm pour la femelle.
  • Durée de vie : De 2 à 5 ans
  • Période de frai : novembre décembre
  • Ponte : Un saumon femelle pond environ 1800 œufs par kilogramme de poids.

Caractéristiques physiques

L’âge, l’activité sexuelle et l’eau déterminent la couleur du saumon de l’Atlantique. En fait, l’apparence du saumon est tellement différente selon l’étape de sa vie que cela porte à confusion. Voici quelques-unes des caractéristiques courantes du saumon par rapport à sa couleur.

  • Le saumon en eau salée : bleu, vert ou brun sur le dos ; argenté sur les flancs et le ventre. Plusieurs marques ou taches noires en forme de X sur la partie supérieure du corps.
  • Le saumon en eau douce : bronze violacé avec parfois des taches rougeâtres sur la tête et le corps.
  • Les mâles qui fraient : modification de la mâchoire inférieure qui prend la forme d’un crochet.
  • Les saumons qui ont fini de frayer (saumons noirs ou saumons vides) : couleur très foncée.
  • Les jeunes saumons (tacons) en eau douce : de 8 à 11 barres foncées sur le flanc avec une tache rouge entre chacune d’elles.
  • Les jeunes saumons qui quittent l’eau douce pour la mer (saumoneaux) : argentés et habituellement de 12 à 20 cm (5-8 po) de long. On confond facilement le saumon de l’Atlantique avec la truite de mer et la truite arc en-ciel. Toutefois, plusieurs caractéristiques permettent de distinguer les différentes espèces. La truite arc-en-ciel a des rangées de taches sur sa nageoire caudale (queue) qu’on ne trouve pas sur celle du saumon ; quand à la truite de mer, elle possède une nageoire adipeuse rougeâtre sur le dos devant la queue.

Le saumon salar ou saumon de l’atlantique n’est comparable à aucun autre salmonidé migrateur baptisé à tort « saumon » comme c’est le cas pour les espèces antarctiques et de l’océan Pacifique. Notre saumon est spécifiquement inféodé au système atlantique de l’hémisphère Nord. Il naît et se reproduit dans les rivières, fleuves côtiers et lacs reliés à la mer et situés en Europe Atlantique, depuis le nord-ouest de la Russie jusqu’au Cap Finisterre en Espagne, d’une part, et de l’autre en passant par l’Islande, sur la côte atlantique de l’Amérique depuis le Labrador jusqu’à Terre-Neuve. Aucun autre poisson migrateur de tout autre azimut n’a droit à l’appellation contrôlée Saumon.

Biologie

La durée totale du cycle biologique s’étale de 3 à 7 ans. Le saumon Atlantique fraie de novembre à février, selon les conditions locales. Venant de la mer, les reproducteurs appelés à la ponte, se présentent à l’embouchure des fleuves, chacun devant faire en eau douce un séjour (10 mois environ), pour arriver à la maturation sexuelle. Durant la remontée de grandes réserves de graisse sont transformées en énergie et utilisées aussi pour produire les éléments sexuels. Tous se retrouvent ensemble sur les frayères aux environs du mois de décembre pour se livrer à l’acte de reproduction. Le frai dure de 3 à 14 jours et est interrompu par des moments de repos, durant lesquels les saumons restent dans les creux profonds. Les oeufs, roses, mesurent de 5 à 7 mm de diamètre. Une femelle pond de 1 000 à 2 000 oeufs par kg de son poids. Ils sont protégés par les graviers pendant la période d’incubation qui dure environ 3 mois dans des eaux à 7°C. Au bout de 1 à 2 ans, les alevins descendent vers la mer où les jeunes saumons atteignent l’âge adulte. Il n’y a pas de caractères sexuels chez les jeunes reproducteurs. L’habileté et l’énergie montrées par le saumon pour franchir durant sa remontée, les chutes d’eau et autres obstacles sont bien connues. Cette remontée intervient après 1 à 4 années passées en mer. Le saumon est guidé, du moins dans la dernière partie de son voyage, par sa capacité à reconnaître l’odeur de l’eau dans laquelle il a grandi. Il consomme des gammares et autres crustacés, des petits harengs. En eau douce, les adultes ne s’alimentent pas ou très peu.

D’après la Liste rouge nationale, le saumon atlantique fait partie des espèces menacées en France.

Comme l’esturgeon européen, le saumon atlantique est un poisson migrateur amphihalin dont la reproduction et la croissance des jeunes s’effectuent en eau douce, tandis que la croissance des adultes se déroule en mer. Originaire de tout le bassin de l’Atlantique nord, il a disparu ou fortement régressé dans certains bassins français (Rhin, Dordogne, Garonne, Seine…) depuis le milieu du XIXe siècle. Il est aujourd’hui présent en France principalement dans la Loire, l’Adour, les ruisseaux des Gaves en Béarn, le fleuve de la Nivelle au Pays basque et plusieurs rivières bretonnes et normandes.

Catégorie Liste rouge nationale : vulnérable (VU)

La raréfaction de l’espèce est essentiellement due à l’accroissement des obstacles sur les trajets migratoires. En effet, les barrages empêchent l’accès aux zones de frayères situées plus en amont, malgré l’existence d’aménagements tels que des passes ou ascenseurs à poissons, qui ne se révèlent pas toujours efficaces.

Bio-indicateur de la qualité des cours d’eau, le saumon atlantique est également très sensible à la pollution, et l’altération de la qualité de l’eau constitue une cause importante de sa disparition. Les effets du changement climatique (augmentation de la température de l’eau, baisse des ressources alimentaires…) modifient les conditions et les stratégies de vie de l’espèce et pourraient être responsables de la réduction de son taux de survie.

Autres Infos

Article trouvé sur le site developpement-durable.gouv.fr

Il existe une cinquantaine de cours d’eau ou bassins fréquentés par le saumon atlantique en France au XXIème siècle, depuis le Rhin, frontière avec l’Allemagne, au nord-est jusqu’à la Bidassoa, faisant frontière avec l’Espagne, au sud-ouest.

La plus grande partie des dispositions ayant force juridique pour protéger ou restaurer les milieux et des conditions de migration (franchissement des obstacles) sont incluses dans le code de l’environnement. Le code de l’environnement incorpore les lois sur l’eau successives. Les mesures de protection sont traduites dans les Schémas Directeurs d’Aménagement et de Gestion des Eaux (SDAGE) adoptés dans chacun des six grands bassins hydrographiques français. Ces SDAGE définissent les principes de protection des cours d’eau et des bassins versants pour une durée de cinq ans et ils traitent des zones humides, plans d’eau, cours d’eau et eaux souterraines, ainsi que de la faune piscicole et des poissons migrateurs.

Le bassin de la Loire est un exemple concret qui permet d’illustrer les mesures de gestion. Pour aider la population résiduelle de saumon sauvage à reconquérir les habitats de reproduction disponibles dans le bassin de la Loire, des apports issus de la reproduction artificielle sont réalisés, en veillant à leur capacité d’adaptation aux habitats naturels et de contribution au renouvellement de la population à leur retour en eau douce. Pour ce faire, le plan prévoit la capture de géniteurs. Ces géniteurs produiront des individus destinés au repeuplement par déversement dans le milieu naturel. Les mesures de repeuplement doivent s’effectuer dans les conditions les moins impactantes pour la population naturelle (concurrence, prélèvement de géniteurs en dehors des zones de reproduction naturelle,…). De plus, des actions de restauration de la circulation des poissons et d’amélioration des habitats et de la qualité de l’eau sont menées afin d’optimiser les opérations de repeuplement.

La politique de restauration des poissons migrateurs doit permettre :

  • le développement des connaissances sur ces espèces (reproduction, croissance,…) ;
  • l’amélioration de la circulation tant à la montaison qu’à la dévalaison ;
  • la lutte contre la pollution et le braconnage ;
  • la sensibilisation du public à l’intérêt de ce patrimoine.

Cette politique de restauration des espèces migratrices est un des fondements majeurs de la politique de restauration de la continuité écologique (lien vers le dossier « continuité écologique ») des cours d’eau. Elle nécessite la concertation et la collaboration des différents acteurs impliquée dans le domaine de l’eau et ceci à tous les niveaux. L’enjeu est de taille mais quel beau combat !

Photos

Le saumon atlantique ou saumon de l’Atlantique (Salmo salar)
Le corps fusiforme est recouvert de petites écailles. La tête est relativement petite et la bouche est fendue jusqu’à l’aplomb de l’oeil. La longueur maximale est de 1,5 m pour un poids de 35 Kg

Saumon atlantique, Salmo salar
La coloration de la robe est d’aspect métallique, variable suivant le stade de développement, avec le dos bleu plus ou moins grisé, les flancs argentés et le ventre blanc.
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