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Les poissons - Le silure

lundi 20 mai 2013, par administrateur.
Mis à jour le mardi 13 septembre 2016

Classification et description

Classification

Le silure glane
Le silure glane
Le silure glane (Silurus glanis)
  • Règne Animalia
  • Embranchement Chordata
  • Sous-embr. Vertebrata
  • Super-classe Osteichthyes
  • Classe Actinopterygii
  • Sous-classe Neopterygii
  • Infra-classe Teleostei
  • Super-ordre Ostariophysi
  • Ordre Siluriformes
  • Famille Siluridae
  • Genre Silurus

Nom binominal

Silurus glanis
Linnaeus, 1758

Autres noms

Glane, Salut, Merval - Anglais : Wels

  • Poids maximum : 100 kg env. (en France)
  • Longueur maximale : 2,50 m (en France)
  • Durée de vie : 20 ans env.
  • Période de frai : Mai à Juillet (eau à 20°)
  • Ponte : Jusqu’à 500 000.

« Dis maman, c’est quoi le gros poisson tout moche ? »

C’est un très gros poisson de forme massive sur la tête et allongée sur le corps à peau vert-brun/blanc-noir, très glissante. Son ventre est clair, jaune ou blanc. Quelques spécimens albinos à la livrée blanche ont été observés ainsi que des spécimens dits « mandarins » (jaune à orangé) victimes d’une dépigmentation de la peau.

Sa tête est massive et plate avec une très large bouche, celle-ci peut représenter jusqu’à 30 % de son poids total, pourvue de lignes de dents petites et nombreuses, semblables à de fines pointes très tranchantes. Sa bouche lui permet d’engloutir de grosses proies et de les maintenir fermement.

Il a 6 barbillons ; deux longs sur la mâchoire supérieure, mobiles et quatre courts sur la partie inférieure de la tête. Grâce à des « bourgeons gustatifs », surtout situés sur leur portion distale, ces organes sensoriels lui servent à localiser ses proies ou toute nourriture potentielle, même cachées dans la vase ou le gravier. D’autres organes lui servent aussi à détecter tout mouvement proche (la nage d’une écrevisse jusqu’à 10 mètres). Comme la plupart des poissons d’eau douce, le silure glane possède aussi une ligne latérale très efficace qui lui permet de ressentir les mouvements de ses proies potentielles.

Ses yeux minuscules lui seraient peu utiles pour la détection, mais ils lui servent sans doute à distinguer les couleurs, la direction de la lumière et sont importants pour la régulation de ses rythmes biologiques.

Les nageoires sont au nombre de sept : deux nageoires pectorales très larges, deux ventrales légèrement moins larges, une nageoire dorsale minuscule (de texture adipeuse), une nageoire ventrale très longue partant de l’orifice anal jusque la nageoire caudale, et la nageoire caudale. Il peut créer un tourbillon à l’aide de celle-ci dans le but de désorienter, ou assommer sa victime qu’il peut ensuite avaler.

La taille des sujets les plus rencontrés est de un à deux mètres. Mais ce silure peut atteindre un peu plus de deux mètres cinquante, pour un poids de plus de cent kilogrammes. Des sujets de cent cinquante kilogrammes auraient été pêchés en Grèce.

Mise à jour du 23 août 2015

La présence du silure dans le lac du Bourget est certifiée par des observations directes faites par des plongeurs du club.

Autres infos

Le groupe des siluriformes est extrêmement ancien. Les siluriformes existaient avant la séparation de l’Amérique du Sud et de l’Afrique, car on connaît de nombreuses espèces d’eau douce sur les deux continents. Les siluriformes existent donc depuis environ 110 millions d’années. Le silure serait arrivé (ou revenu) en Europe il y a environ 10 000 ans, à la fin de la dernière glaciation.

Le Silurus glanis, est originaire des fleuves de l’Est tel que le Danube. Il a peu à peu colonisé l’Allemagne, le Rhin, pour finalement plus récemment coloniser l’ensemble de l’Europe (les premiers individus pêchés en France ne l’auraient été que dans les années cinquante). Toutefois, Ausone mentionne la présence du silure dans la Moselle à la fin du IVe siècle de notre ère, ce qui laisse penser que la présence de l’animal en France serait relativement ancienne.

Localement, dans certaines pièces d’eau isolées notamment, le silure a été introduit par l’homme volontairement. Dans certains lieux isolés, canaux et cours d’eau, sa colonisation pourrait être spontanée, et parfois selon le principe de déplacements de propagules (œufs fécondés) par l’intermédiaire d’oiseaux d’eau (canards, oies, cygnes, etc.).

Photos

Le silure glane (Silurus glanis)
Le silure glane (Silurus glanis)
C’est un très gros poisson de forme massive sur la tête et allongée sur le corps à peau vert-brun/blanc-noir, très glissante. Son ventre est clair, jaune ou blanc.


Le silure
Le silure
Le silure affectionne particulièrement les fonds mous ou vaseux, principalement en plaine.

Documents joints

  • Biogéographie du silure glane (silurus glanis) : causes hydrographiques, climatiques et anthropiques. (PDF – 297.4 ko)

    La répartition actuelle du silure glane (Silurus glanis) en France et en Europe résulte de la combinaison de facteurs à la fois hydrographiques, climatiques et anthropiques. Des données paléontologiques montrent que l’espèce faisait partie de l’ichtyofaune française (bassin du Rhône) avant d’être éliminée par les glaciations…

    qrcode:http://www.cpalb.fr/IMG/pdf/357p533.pdf

  • Démographie et régime alimentaire du silure glane (PDF – 2.3 Mo)

    Le silure est le plus gros poisson des eaux européennes et son physique ne laisse pas insensible avec ses airs de gros poisson chat. Originaire du bassin du Danube, il a connu au cours des trente dernières années une forte expansion, colonisant les eaux de l’Europe de l’Ouest et notamment la France. Cette colonisation s’est accompagnée de vifs débats sur son impact potentiel sur la faune des eaux où il était introduit. Malgré les données disponibles a son sujet, le silure et ses moeurs restent largement inconnues du grand public et il n’est pas rare d’entendre au bord de l’eau ou de lire dans la presse des histoires farfelues. Désigné comme ogre d’eau douce, accusé de dépeupler les cours d’eaux par certains, ce poisson provoque d’un autre coté l’admiration de certains pécheurs sportifs qui apprécient son statut de poisson trophée.

    qrcode:http://www.cpalb.fr/IMG/pdf/guillaume_8551.pdf

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