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Les poissons - Le vairon

lundi 20 mai 2013, par administrateur.
Mis à jour le samedi 15 novembre 2014

Classification et description

Classification

Le vairon
Le vairon (Phoxinus phoxinus)

  • Règne Animalia
  • Embranchement Chordata
  • Sous-embr. Vertebrata
  • Super-classe Osteichthyes
  • Classe Actinopterygii
  • Sous-classe Neopterygii
  • Infra-classe Teleostei
  • Super-ordre Ostariophysi
  • Ordre Cypriniformes
  • Super-famille Cyprinoidea
  • Famille Cyprinidae
  • Genre Phoxinus

Nom binominal

Phoxinus phoxinus
(Linnaeus, 1758)

Autres noms

amarante, amaron, aneron, arlequin, ancrou, aube, bergué, blavier, blavin, caquelet, cassot, chiard, cippa, cuzeau, edling, garlesco, garlesque, gardèche, gravier, gendarme, grisette, grelesco, grevier, grisette, lebette, loco, loque, meilleraie, rabote, régnon, roughe, sprille, tiot noir, vardio, veiroun, veraille, verdelet, verdon, vergnole, verignon, vericle, verne, verneiro, verniero, véron, vézon, viron, viroun, voiron, wetling

  • Poids maximum :
  • Longueur maximale : 7 à 14 cm
  • Durée de vie : 3 à 6 ans
  • Période de frai : mai à juillet suivant les régions
  • Ponte : 1 000 à 5 0000 ovocytes

Le vairon est un petit poisson potamodrome très commun dans les eaux douces et bien oxygénées. Il tolère un pH de 7 à 7,5.

Le vairon migre chaque année pour assurer sa reproduction, de la « zone à barbeaux » vers des eaux à substrat gravillonnaire, souvent « à salmonidés prédominants » (première catégorie), où il devient une proie de choix pour la truite, et pour le brochet dans les eaux de deuxième catégorie.

Il est très commun dans les ruisseaux d’Eurasie mais a été introduit par l’homme en de nombreux endroits où il peut poser des problèmes écologiques. Sa chair est peu estimée sur le plan alimentaire, mais il est fréquemment utilisé comme appât vif (esche) pour la pêche à la truite, au brochet et à la sandre. Il est également utilisé par les laboratoires de biologie, notamment pour les recherches sur les organes sensoriels.

Le vairon aime les eaux limpides, fraîches, bien oxygénées, peu profondes et graveleuses des petits ruisseaux comme des grandes rivières, torrents et les lacs d’altitude à fond de graviers jusqu’à l’étage subalpin. Il affectionne les trous le long des berges et les herbiers aquatiques.

Il est présent dans presque toute l’Eurasie, du nord de l’Espagne à la Sibérie occidentale, à l’exception de la Corse, de l’Italie méridionale, et de la Grèce.

Autres infos

Assez facile à élever en aquarium ou écotrons, c’est parfois une espèce modèle utilisée par les scientifiques, par exemple

  • par les écotoxicologues pour tester les effets toxicologiques, écotoxicologiques ou génotoxiques de certains produits toxiques tels que le zinc ou le cadmium (dont en présence de plus ou moins de calcium9), le cadmium pouvant déformer son squelette suite à des fractures spontanées de vertèbres, plus fréquentes au niveau de la queue… dès l’exposition à 7,5 μg de cadmium/Litre d’eau du milieu de vie (dose 5200 fois moins importante que la LC50 pour 96 h, et qui est proche des taux de cadmium rencontré dans les cours d’eau pollués des régions baltes où à eu lieu cette étude) ; ou tributylétain sur l’adulte , l’embryon ou l’alevin et le jeune poisson par exemple )
  • pour tester les effets des PCB sur sa capacité natatoire ; lors d’un suivi durant 300 jours après une exposition de 40 jours au Clophen A50 a eu un effet promoteur de croissance, des effets négatifs sur la reproduction, mais n’a pas affecté ses performances natatoires (aux doses où des effets sur la reproduction étaient constatés)14. L’accumulation de ce PCB dans la chair a été lente.
  • pour tester sa capacité à détecter les "odeurs" de ses prédateurs ; on a ainsi montré qu’un vairons naïf, c’est-à-dire n’ayant jamais rencontré de prédateur ne présente pas une réaction de peur quand il rencontre pour la première fois l’« odeur » d’un prédateur naturel (le brochet Esox lucius par exemple) ou l’odeur d’un poisson non-piscivores exotique (tilapia Tilapia Mariae par ex), mais qu’il apprend de son expérience et mémorise les odeurs (y compris synthétiques) associés aux situations de danger. Cette capacité est très utile dans les eaux turbides ou là où un prédateur peut facilement se cacher ;
  • pour étudier la réaction alimentaire (appétit) et la croissance du vairon suite à une période de diète, ce qui a permis de montrer que cette espèce a une bonne capacité de récupération après 16 jours de diète (récupération totale du poids et de la taille par rapport aux sujets-témoins, grâce à une augmentation de l’appétit et de l’efficacité de la digestion, les auteurs en concluant que le vairon peut adapter son appétit et sa croissance selon l’abondance de la nourriture dans son environnement et en fonction de son histoire de vie ;
  • pour étudier la neurologie cérébrale des poissons téléostéens ;
  • pour étudier les effets de certains médicaments (neuroactifs) sur les mélanophores (cellules contenant les pigments responsables de la coloration de la peau) de ce poisson ;
  • pour étudier le processus inflammatoire généré par une infection par un nématode ;
  • pour des études bioénergétiques de son métabolisme (métabolisme de l’azote notamment), selon la taille du vairon et en fonction de différentes conditions (alimentation, température…).

Photos

Banc de vairons
Toute leur vie, les vairons vivent en bancs. C’est uniquement en cas d’attaque d’un prédateur qu’ils se dispersent, mais aussitôt le danger passé le banc se reforme.

Le vairon (Phoxinus phoxinus)
Le vairon possède un corps fusiforme, de section presque cylindrique, aux nageoires arrondies. La tête forte se termine par un museau arrondi, la bouche petite est horizontale. De minuscules écailles, à peine visibles, recouvrent principalement ses flancs. La ligne latérale est incomplète car elle s’arrête avant l’extrémité du corps.

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