Faune et Flore du lac - Les poissons du lac
Liste des poissons et autres non représentés :
La blennie fluviatile est un poisson qui vit dans les eaux douces dans la partie méridoniale de la France. Sa limite nord est le lac d'Annecy.
Origine du nom : du grec « blenna » ce qui signifie mucus. Description : le corps est allongé. Elle mesure de 8 à 12 cm. Elle est de couleur brun-vert, ses flancs étant jaune-vert avec des points noirs. La nageoire dorsale est très longue. La peau sans écailles est visqueuse. Habitat : dans les eaux des lacs, canaux et ruisseaux lents à cailloux, galets et rochers. Mode de vie : jeune, elle vit en groupe, adulte, elle est territoriale. Alimentation : carnassier, ses mâchoires sont pourvues de dents puissantes. Reproduction : d'avril à juin.
Principalement trois sortes d'écrevisses en France :
L'écrevisse américaine qui, introduite dans notre pays en 1911, est maintenant répandue dans les rivières, canaux et plans d'eaux, principalement au nord de la Loire (Ce qui n'empêche pas que nous en ayons au lac, US go home!!). Elle a tendance à supplanter les espèces indigènes quand il en reste encore (ponte début avril).
L'écrevisse des ruisseaux, dite " à pieds blancs " : c'est le crustacé qui peuple normalement les eaux vives assez calcaires du type des rivières de première catégorie où il cohabite fréquemment avec la truite (ponte début novembre).
L'écrevisse des fleuves, dite " à pieds rouges ", devenue très rare suite à la pollution générale des grands cours d'eau : ce crustacé est en effet très vulnérable, très sensible à la qualité de l'eau et à certaines maladies (ponte début novembre).
Bientôt, quelle tenue mettre pour manger le poulet aux écrevisses (ciré jaune et bottes en caoutchouc de rigueur, ou, au moins, un bleu de travail).
Ce poisson anadrome (ça, c'est pour les calés. Le premier qui m'envoie la définition par mail gagne toute ma considération je n'ai pas envie d'ouvrir mon dico. Pour les membres du club, celui qui répond évite un tour de nettoyage), le plus grand remontant dans les eaux douces françaises (certaines femelles dépassant 4 m de long) fournit le fameux caviar (pas besoin de m'expliquer, je sais ce que c'est !). Connu dans le sud-ouest sous le nom de créa.
Bientôt comment devenir assez riche pour acheter du caviar.
Pas de commentaire : tout le monde sait ce que c'est. Même famille que la carpe ou le gardon, s'hybride avec eux sans aucun problème. Présence dans le lac due aux lâchers des particuliers (à mon humble avis). C'est la même chose pour les tortues de Floride.
Description : Petit poisson mesurant entre 10 et 15 centimètres, le chabot se reconnaît facilement par sa tête large et aplatie qui lui donne une forme de massue. Les nageoires sont de grandes tailles et épineuses. Les minuscules écailles ne sont pratiquement pas visibles. Sa couleur est brune avec des barres transversales foncées, et son flanc présente une ligne latérale bien marquée.
Comportement : Le chabot n’est pas un très bon nageur. Territorial, il passe ses journées caché sous les pierres ou dans les herbiers aspirant les proies qui passent à proximité. Plus actif tôt le matin ou en soirée, il se déplace alors plus volontiers en quête de larves d’insectes, d’oeufs ou d’alevins de poissons.
Reproduction : Sa période de reproduction s’étale de mars à avril. La femelle colle une grappe d’une centaine d’oeufs au plafond de l’abri qu’aura choisi le mâle. Celui-ci assurera la surveillance de la précieuse ponte jusqu’à l’éclosion.
Habitat : Le chabot affectionne les petits cours d’eau diversifiés de tête de bassin présentant du gravier, des blocs de pierres, des sous berges et des groupements de végétaux aquatiques. C’est un compagnon habituel de la truite fario.
La cistude (d'Europe) (Emys orbicularis encore appelée tortue des marais ou tortue de Brenne) est une tortue aquatique carnivore d'Europe fortement menacée de disparition.
Elle possède une carapace plate, brun foncé noirâtre avec des rayures et des taches jaunes, un plastron brun avec un dessus jaunâtre. La partie ventrale de la carapace est formée de deux lobes mobiles qui, en se repliant, protègent la tête et les membres lorsqu'ils sont rétractés. La peau est constellée de points jaunes. La queue est assez longue, même pour les femelles. Les jeunes individus et les femelles ont les yeux jaunes tandis que les mâles ont les yeux rouges. Les mâles ont aussi une carapace plus plate que les femelles et sont généralement plus petits... La longueur va de 15 à 20 cm.
La Cistude est intégralement protégée en France. Elle souffre en France d'une concurrence sur sa niche écologique due à la tortue de Floride (Trachemys scripta elegans) et de la tortue hargneuse (Chelydra serpentina). L'éradication de ces espèces exotiques devrait être entreprise pour réussir à sauver l'espèce.
La Trachemys scripta elegans, aussi connue sous les noms de tortue de Floride et tortue à tempes rouges, provient principalement de Floride, aux États-Unis. Il s'agit d'une tortue aquatique vivant normalement dans les lacs, étangs et marécages du Mississippi. Elle est facilement identifiable par les taches uniques de couleur rougeâtre qu'elle a sur ses tempes. On peut noter, également, son plastron de couleur jaune tacheté de noir et sa carapace dorsale de couleur vert-marron. Jeunes, elles sont vertes à vert-jaunes.
Le barbeau commun était largement répandu dans les eaux françaises de deuxième catégorie, singulièrement dans les fleuves et grandes rivières à bon courant, du temps que les fonds et les eaux étaient propres. Il peut cohabiter avec la truite, sa niche biologique se situant entre celle des salmonidés d'eaux froides et celle des cyprins d'eaux tièdes. Sa présence dans les eaux de première catégorie est indésirable. Rivières et fleuves du Midi recèlent des barbeaux plus petits, de l'espèce dite « méridionale », mais ce ne sont pas les mêmes poissons. En raison de la pollution, les barbeaux ont disparu pratiquement de tous les grands fleuves de France. En mai-juin, les femelles pondent un petit nombre d'oeufs (de 5000 à 8 000) de couleur ambrée, qui se collent sur les pierres du fond. L'incubation dure de 10 à 15 jours. Les barbeaux se nourrissent de vers, larves, insectes, algues et mousses, d'oeufs de poisson et d'alevins, mais aussi de blé, de pomme de terre et même de fromage.
Une ultime conclusion, ce n'est même pas la peine de l'imaginer comestible, c'est du temps perdu !
Ce poisson originaire d'Amérique du Nord a été introduit dans les eaux françaises vers 1890. Avec près d'un siècle de recul on peut considérer son acclimatation comme un semi échec : non seulement sa croissance est lente mais son poid lui aussi reste faible, 3 à 4 livres semble être un grand maximum.
C'est un poisson carnivore dont le régime alimentaire varie selon la maturité. Alors que les jeunes consomment essentiellement du plancton et des insectes aquatiques, les adultes s'attaquent plutôt à des proies plus grosses telles que les écrevisses, d'autres poissons mais aussi des grenouilles et des têtards.
Prédateur du poisson-chat, il peut aider à ôter ces indésirables des pièces d'eaux.
Si vous le croisez, regardez le bien, vous n'en verrez pas souvent !!!!
Bientôt, comment cuisiner le black bass.
Implantation : La Perche-Soleil est originaire d'Amérique du nord. Introduite en Europe vers 1880, elle s'est étendue excepté en Espagne. En Italie, Seul le Nord du pays semble lui convenir.
Mode de vie : Elle fréquente les rivières de plaine aux eaux calmes, et plus encore les eaux stagnantes des étangs et ballastières. La Perche-soleil supporte les euax trés légèrement salées (Camargue). Ce poisson est sédentaire et grégaire et présente un comportement territorial en respectant une hiérarchie basée sur le rapport de dominant et dominé. Carnivore, la Perche-soleil consomme volontier les oeufs et alevins de poissons. A ce titre, elle est classée comme nuisible et son éradication est recommandée. La reproduction a lieu au printemps dans uen eau à 20°C. Le nid est préparé par le mâle qui après la ponte monte la garde pendant la durée d'incubation qui dure moins d'une dizaine de jours. Sa croissance est effective durant la seule période du printemps.
Le brochet est présent dans presque toutes les eaux douces françaises et parfois aussi dans les eaux légèrement saumâtres. Son aire de dispersion naturelle s'étend à toute l'Europe. En Amérique, il cohabite avec plusieurs variétés, dont esox masquinongy ou masquinonge, brochet géant pouvant atteindre jusqu'à 50 kg.
Le corps du brochet est allongé, en forme de fuseau. Sa perfection hydrodynamique et le position rejetée en arrière de la dorsale et de l'anale, à la façon d'un empennage de fusée, révèlent l'aptitude du poisson aux attaques fulgurantes. La tête se termine par un museau aplati comme un marteau, évoquant un bec de canard. Sa mâchoire est armée de nombreuses dents, plus de 500 au total. Les brochets de lacs sont généralement trapus avec ne tête assez petite, un corps massif et court caractéristique des poissons vivants en eaux calmes et riches en nourriture.
La reproduction des brochets s'effectue de février à fin avril, lorsque la température de l'eau se situe entre 9 et 11 °C. Mâles et femelles convergent vers les lieu de frai, seuls cas où les brochets se rassemblent. A la sortie de l'hiver, les géniteurs remontent jusque dans les fossés remplis d'eau, ou recherchent les parties les moins profondes d'une pièce d'eau fermée. Les femelles, selon leur poids, peuvent pondre plusieurs centaines de milliers d'oeufs jaune orangé, de 1 mm de diamètre, qu'elles déposent à faible profondeur parmi les joncs et autres plantes aquatiques.
Le poids d'un brochet de 1 an est de 200 grammes, au bout de 3 ans de 2 à 3 kilogrammes et de 8 à 10 kilos à l'âge de 10 ans, les exemplaires les plus imposants étant toujours des femelles.
Pour voir du brochet au Bourget, en plongée de nuit à l'embouchure du Sierroz à partir de juillet.
Bientôt comment remercier la maîtresse de maison après avoir mangé un brochet au beurre blanc.
GASOTRNOMIE
Le vairon est un petit poisson potamodrome très commun dans les eaux douces et bien oxygénées. Il tolère un pH de 7 à 7,5. Le vairon migre chaque année pour assurer sa reproduction, de la « zone à barbeaux » vers des eaux à substrat gravillonnaire, souvent « à salmonidés prédominants » (première catégorie), où il devient une proie de choix pour la truite, et pour le brochet dans les eaux de deuxième catégorie. Il est très commun dans les ruisseaux d'Eurasie mais a été introduit par l'homme en de nombreux endroits où il peut poser des problèmes écologiques. Sa chair est peu estimée sur le plan alimentaire, mais il est fréquemment utilisé comme appât vif (esche) pour la pêche à la truite, au brochet et à la sandre. Il est également utilisé par les laboratoires de biologie, notamment pour les recherches sur les organes sensoriels.
Le rotengle (de l'allemand Rotengel "ange rouge") n'est pas un gardon carpé malgré sa forme pansue. C'est une variété de gardon commune dans les eaux tièdes d'Europe mais particulièrement inféodée aux plus fraîches, donc septentrionales. Sans être un poisson spécifiquement lacustre il préfère les eaux calmes. Ainsi le rencontre-t-on le plus souvent dans les lacs et les étangs où il cohabite et s'hybride avec le gardon. En matière de métissage le rotengle finit par dominer les autres cyprins. Il diffère du gardon par sa coloration plus vive, la disposition des nageoires ventrales et la forme oblique de la bouche.
Consigne particulière : à ne manger que si l'on est obligé.
Le grand hotu, ou nase, est commun dans les bassins des grands cours d'eau tels le Rhône, la Saône ou la Loire. Très voisin, le hotu méridional ou petit hotu, connu aussi sous le nom féminin de soiffe fréquente lui aussi le Rhône mais plus spécialement les rivières du sud-ouest de la France.
C'est un poisson au corps allongé et élégant, recouvert d'écailles minces finement striées avec comme signe caractéristique la forme de son museau, large, obtus et surplombant une bouche aux lèvres cornées à bords tranchants. Il fraie en avril, par une température d'eau supérieure à 11 °C. La ponte, bruyante s'effectue en eaux courantes, bien oxygénées comme par exemple en aval des barrages, sur fond de graviers, de cailloux ou de grosses pierres. Les oeufs adhérants incubent environ deux semaines.
Bientôt, comment éviter de manger le hotu si on vous en sert !!!!!
L'omble, poisson essentiellement lacustre, ne doit pas être confondu à cause de la similitude du nom avec l'ombre, salmonidé de rivière. Il vit dans les lacs profonds ou il évolue normalement entre 20 et 70 mètres (plus souvent vers 70 m que vers 20 d'ailleurs. ndlr) et, en France, on le rencontre dans les lacs de Savoie, du Jura, d'Auvergne et des Pyrénées (Ben, partout où il y a des lacs quoi). Visible au moment du frai à la grande cale, barmetta et la pierre à Bise.
GASTRONOMIE
Noms usuels : Omble du canada, truite grise
Le cristivomer à une tête fine et un corps rappelant les caractères généraux de la famille des ombles (salvelinus). Sa bouche, largement fendue, dépasse l'aplomb du bord postérieur de l'oeil. Sa robe est splendide et sa couleur est à dominante grise. Il est moucheté de tâches jaune pâles sur l'ensemble du corps, vermiculés sur le dos et les nageoires dorsales, adipeuse et caudale. On l'a surnommé truite grise (surtout au canada) du fait de sa coloration argentée-grise qu'il revêt et de la quasi disparition de ses tâches lorsqu'il vit profondément dans les très grands lacs. C'est un très grand poisson qui peut mesurer jusqu'à 1 mètre 20 pour un poids de 40 Kg (50 cm et 2 Kg pour les sujets moyens)
Le rythme de vie du cristivomer est très proche de celui de L'omble chevalier. Comme lui, il se reproduit en hiver dans les profondeurs d'un lac aux eaux froides et bien oxygénées. Les géniteurs sont également peu prolifiques avec une fécondité très faible. Comme l'omble chevalier, il vit une vingtaine d'année mais devient mature sexuellement qu'à l'âge de 6 à 7 ans. Il se nourrit d'organismes planctoniques et de petits poissons.
Poisson le plus commun des eaux françaises de deuxième catégorie, il fréquente les rivières calmes et les eaux dormantes dont la température n'excède pas 27 °C. Les gardons pondent de fin mai à juillet des oeufs adhérents qui incubent une dizaine de jours. La croissance des alevins est rapide et, dans un milieu favorable, le gardon dépasse 10 cm à la fin de son deuxième été. Il vit environs 11 ans et atteindra un poids somme toute respectable de d'une ou deux livres.
Très fréquente, sa rencontre en cours de plongée n'en reste pas moins un moment sympathique surtout si, lors d'une explo de nuit il vient taper dans la vitre de votre phare.
Autrefois commun dans les eaux limpides et aérées qui actionnaient les moulins (hou la, là ça fait vraiment longtemps), le chevaine a disparu d'un grand nombre de rivières et de fleuves, les pollutions chroniques même légères étant fatales pour ce poisson. Il est aujourd'hui relégué dans la partie inférieure des rivières à truites où sa présence n'est pas vraiment souhaitée !
Le chevaine se reproduit d'avril à juin dans les eaux courantes, sur fonds de graviers, par une température minimale de 15 °C. Les oeufs incubent une grosse dizaine de jours (ou une petite douzaine ce qui en moyenne fait onze jours CQFD) et son hybridation est possible avec l'ablette, le grand hotu et la vandoise.
Définition culinaire du chevaine : pelote d'épingles dans une boule de coton.
La tanche est répandue dans la France entière où elle fréquente les rivières calmes, les étangs et les lacs de basse et moyenne altitude. C'est le poisson typique des fonds vaseux ou herbeux, fouillant dans le limon pour trouver sa nourriture, se contentant d'une eau peu oxygénée.
La ponte a lieu de mai à juillet, le plus souvent en juin. Les reproducteurs se réunissent en bandes nombreuses dans les eaux calmes, peu profondes, près des rives aux endroits les plus ensoleillés. L'incubation dure de six à dix jours. Certains poissons que j'ai eu la chance d'observer en plongée de nuit étaient d'une taille imposante, à l'oeil et en tenant compte de la déformation de la vue, de l'ordre d'une quarantaine de centimètres. C'est un poisson qui a une nage assez indolente mais qui est très agréable à regarder, tant par ses formes que par ses couleurs. La tanche est recouvert d'un mucus auquel, dans le temps, on prétait des vertus médicinales. Ce n'est pas une raison pour la toucher, enlever ce mucus par contact peut lui provoquer des maladies de peau pouvant occasionner sa mort, alors on regarde mais on ne touche pas !!
Bientôt, comment se débarasser du goût de vase de la tanche avant de la manger (il faut au moins être ingénieur chimiste).
Très commune dans notre lac, les anguilles, par leur viscosité, leur coté serpentiforme et la capacité qu'elles ont de ramper dans les zones humides pourraient nous inspirer une certaine répulsion. Pour nous plongeurs, il s'agit au contraire d'un magnifique poisson dont l'observation somme toute assez facile reste un bon moment au cours d'une exploration.
La taille moyenne de l'anguille adulte est de 35 cm pour les mâles et de 60 cm pour les femelles : les maximums respectifs sont de 50 et 140 cm et ceci uniquement pour les spécimens sédentarisés (celles du lac le sont donc gros poissons en perspective)
Ne pas confondre avec l'omble (d'ailleurs à mon avis, ça doit être dur quand on voit la photo des deux spécimens)
L'ombre ressemble plus à un vulgaire poisson blanc qu'à un représentant de la famille des salmonidés et pire, à la façon dont sa petite bouche est placée, il ressemble à un hotu. Heureusement il a pour lui de porter haut comme un étendard une belle nageoire dorsale et de posséder une autre petite dorsale adipeuse, signe discret mais incontestable de son appartenance au groupe des salmonidés tels le ou la truite avec laquelle, d'ailleurs, il cohabite. Le dos de l'ombre est foncé, verdâtre ou bleuâtre et ses flancs argentés. Sa haute dorsale est jaunâtre à reflets dorés, tachetée de points, ses yeux sont cerclés d'or.
Bientôt, comment vous faire inviter quand il y a de l'ombre à manger !
C'est un poisson au corps ovale, un peu comprimé, recouvert d'écailles cténoïdes rugueuses et zébré de 5 à 9 bandes noires. La reproduction intervient au printemps de mars à mai et uniquement si la température de l'eau dépasse 14 °C. Après incubation des oeufs pendant une dizaine de jours naissent des alevins transparents de 5 mm de long. ils résorbent leur vésicule vitélline en 10 jours. Poisson à croissance lente il atteindra 8 cm au bout d'un an, 25cm au bout de sept pour 500 à 600 grammes. Exceptionnellement 1500 g pour 50cm.
La perche est vraiment très commune dans le lac du Bourget et il est bien rare de ne pas en voir une au moins en cours de plongée.
GASTRONOMIE (Chair appréciée)
Cette Commère se présente dans toute l'Europe sous des formes qui diffèrent par la silhouette, l'écaillure et la coloration.
La carpe commune a un corps long et fuselé, couvert d'écailles. On trouve parfois des sujets plus ramassés, dont la hauteur atteint le tiers, sinon la moitié de la longueur, avec une gibbosité plus ou moins proéminente à partir de l'arrière du crâne.
La carpe miroir porte des écailles de grandes dimensions à l'éclat métallique sur les parties dorsales et ventrales, et plus ou moins abondantes sur les flancs et vers la base des nageoires.
La carpe cuir est protégé par une peau unie, épaisse et résistante. On compte généralement une seule rangée d'écailles dans la région dorsale et il arrive même que le poisson en soit totalement dépourvu. Ces deux dernières espèces sont des produits de la carpe commune obtenus par sélection.
On rencontre aussi quelques variétés de carpes d'ornement qui abordent des teintes rouges, dorées, bleues ou blanches.
La tête obtuse de la carpe est large, l'oeil, petit, a un iris noir cerclé d'or. La bouche lippue est ornée de deux paires de barbillons, les deux plus grands marquant les commissures des lèvres. La carpe se reproduit de mai à juillet dans des eaux à 20 °C. Elle choisit pour frayer des zones peu profondes et calmes sur les lisières envahies d'herbiers. La ponte est bruyante, le temps moyen d(incubation est de cinq jours. A la naissance l'alevin mesure de 6 à 8 mm, sa vésicule vitelline est aussitôt résorbée l'autorisant à se mouvoir très rapidement. A la fin du premier été le carpillon pèse environ 8 à 10 g. Au bout de deux étés il atteint 50 grammes pour atteindre de 1 à 2 livres pour ses trois ans. Ce poisson peut atteindre des poids tout à fait impressionnants de l'ordre de 15 à 20 kilos pour une taille d'un mètre. Il vit à peu prés 20 ans, les carpes centenaires appartenant à la légende. Les carpes hibernent. Pendant la mauvaise saison, les troupes de carpes recherchent les fosses profondes. Elles creusent des excavations dans la vase et les limons et s'y entassent. Sans s'alimenter, dans un état d'engourdissement, elles passent l'hiver dans leur retraite dont elles ne sortent qu'au printemps.
Bientôt, où trouver le vin blanc pour mijoter la carpe
On reconnait ce gadidé perdu en eau douce par son unique barbillon et sa robe marbrée. La lotte n'est pas rare et sa rencontre en exploration est toujours plaisante, en effet elle ne nage pas assez vite pour qu'on ne puisse pas la voir. Le foie de la lotte est parait-il délicieux ce qui nous vaut le dicton du jour, "pour foie de lotte, femme vendrait sa cotte". C'est marrant moi j'ai une autre rime en tête.
Ce salmonidé lacustre a des aspects et des désignations différents selon ses habitats. On distingue : le lavaret (corégonus lavaretus) dans le bourget, la féra (corégonus fera) dans le Léman, la gravenche (coregonus gravenchus, non mille excuses coregonus hiemalis) dans le lac de ????. Poisson d'eaux claires, froides et bien oxygénées sa taille est de 30 à 40 cm pour un poids de 450 g. Il se nourrit de plancton et de petites proies (larves d'insectes). Reproduction nocturne en décembre sur les rives caillouteuses du lac sous quelques centimètres d'eau.
GASTRONOMIE (Chair très appréciée)
La famille des percidés se compose de trois sous-familles : les perches, les etheostomas (?) et les stizostedions. Le sandre européen Lucioperca sandra appartient à cette dernière qui comprend également : Stizostedion volgensis, petit sandre de l'Europe orientale; Stizostedion vitreum, lee walleye ou doré jaune et Stizostedion canadense, le doré noir, tous deux américains; Stizostedion marinus, vivant au nord de la mer noire et au sud de la caspienne. (hé ben pour taper ce paragraphe il fallait s'accrocher)
Le sandre se reproduit d'avril à juin lorsque l'eau atteint une température de 12 à 15 °C. Il recherche alors des fonds propres de graviers et de sable grossier garnis (les fonds pas le sable) de végétation courte et assez dure, de fines racines enchevêtrées, de tiges herbacées noyées. En l'absence de ces éléments il peut frayer sur des cailloutis et même des débris de tuiles et de briques. C'est là que le mâle prépare un nid à une profondeur de 1 à 4 m. Le reste je vous le laisse deviner.
La croissance du sandre est rapide : 2 étés, 1 livre; 3 étés, 3 livres; 6 étés, 7 à 8 livres. Couramment il atteint 3 à 4 kg mais peut arriver à des poids de 10 à 12 kg avec des exemplaires de plus de 15 kg.
Originaire d'Europe Centrale (bassin du Danube et Balaton en particulier), sa présence est signalé dans le bassin du Rhin en 1923. De là il aurait migré dans le bassin de la Saône et du Rhône où il aurait trouvé un biotope particulièrement favorable dans le delta de ce dernier.
Bientôt, la recette qui tue pour préparer le sandre.
GASTRONOMIE (Chair excellente et ferme)
La truite commune vit dans les eaux froides d'une température maximale de + 15 °C (18° étant la température éliminatoire), bien aérées, avec un fort taux d'oxygène dissous. Elle cohabite souvent avec la truite arc-en-ciel d'origine américaine beaucoup plus rustique et résistante (d'ailleurs sur la photo il y a de fortes chances que ça en soit une). Avant de la manger, faut la pécher (je rappelle d'ailleurs ici que la pêche sous-marine est interdite au lac) alors plus simple achetez la, c'est plus sûr.
Bientôt, où trouver des amandes pour cuisiner la truite.
La dénomination de poissons-chat (catfish) couvre de nombreuses espèces caractérisées par la présence de barbillons autour de la bouche dont 2500 à 3000 espèces ou dénominations différentes de Siluriformes d'eaux douces, saumâtres et salées, incluant par exemple Mudfish, Hemibagrus, tre catfish, tra catfish, basa catfish, appartenant aux Ictaluridae ou Pangasiidae. Pangasius hypophthalmus et (basa catfish ) sont élevés dans le fleuve Mékong.
Le poisson-chat (Ictalurus melas) vit dans les eaux calmes des cours d'eau ou dans les étangs. Poisson sans écailles, il mesure en moyenne de 15 à 20 cm et pèse entre 100 et 300 grammes. Il dévore tout ce que les autres poissons ne mangent pas (même les œufs des autres poissons).
Le poisson-chat est une espèce d'eau calme. Sa reproduction a lieu au printemps lorsque la température de l'eau atteint 18°C environ. La reproduction se déroule sur un nid préparé par le couple géniteur, la ponte est ensuite protégée et entretenue par le mâle. Cette protection se poursuit après l'éclosion, les alevins restant groupés en boule caractéristique pendant plusieurs semaines. C'est une espèce omnivore et vorace.
Très résistant, il peut vivre très longtemps hors de l'eau par rapport aux autres poissons. Il est interdit de le relâcher et de le transporter vivant.
Originaire de l'Amérique du Nord, ce poisson-chat a été introduit en France en 1871. Les premiers individus sont réputés s'être échappés du Muséum vers la Seine toute proche en empruntant le réseau des égouts (Lavauden, 1905). Après cette épisode cette espèce fut "oubliée" et ce n'est qu'au début du siècle que sa dispersion s'est épendue : En 1901 introduction dans des étangs en Loire-Atlantique (Labarletrier, 1901), en 1904 des déversements ont eu lieu dans la Seine et la Dordogne (Pion-Gaud et Lavauden, 1904). Son introduction a même été favorisée par les sociétés de pèche dans les secteurs les plus pollués (Lavollée, 1906). En 1951, Vivier montre que le poisson-chat a colonisé l'ensemble du réseau hydrographique, cette espèce ayant peu de prédateur. Ce n'est que récemment (Spillmann, 1967) que l'identité de cette espèce n'a été déterminée avec précision. Cette espèce est considérée comme susceptible de provoquer des déséquilibres biologiques sans qu'aucun argument ne confirme cet aspect particulier de son comportement (Boêt, 1981). Encore largement répandu le poisson-chat semble cependant en régression du fait de la pollution et peut être de maladie (?).
Sa pêche se pratique à la ligne flottante, à la plombée et au cordeau. L'esche reposant au fond est constituée d'un ver de terre moyen ou tronçonné sur hameçon de 8. Touche très franche. Le poisson-chat s'attaque également aux vifs des lignes à brochet. Attention, manier ce poisson avec attention, il peut occasionner des piqûres douloureuses.
Un vieux mythe japonais raconte qu'un poisson-chat géant du nom de Namazu, dormant dans les profondeurs de l'océan Pacifique, serait à l'origine des tremblements de terre qui frappent le Japon. Ils ont d'ailleurs fait l'objet d'une étude sur leurs comportements anormaux à l'approche des séismes. En effet, d'ordinaire calmes, les poissons-chats deviennent très agités avant les grands cataclysmes. Leur réceptivité aux stimulations électriques et aux vibrations en seraient la cause.
Le saumon salar ou saumon de l'atlantique n'est comparable à aucun autre salmonidé migrateur baptisé à tort "saumon" comme c'est le cas pour les espèces antarctiques et de l'océan Pacifique. Notre saumon est spécifiquement inféodé au système atlantique de l'hémisphère Nord. Il naît et se reproduit dans les rivières, fleuves côtiers et lacs reliés à la mer et situés en Europe Atlantique, depuis le nord-ouest de la Russie jusqu'au Cap Finisterre en Espagne, d'une part, et de l'autre en passant par l'Islande, sur la côte atlantique de l'Amérique depuis le Labrador jusqu'à Terre-Neuve. Aucun autre poisson migrateur de tout autre azimut n'a droit à l'appellation contrôlée Saumon.
Si vous en croisez un au lac, remontez, vous êtes trop profond !!
Toutes les recettes sont bonnes avec du saumon !
"Dis maman, c'est quoi le gros poisson tout moche ?"
C'est ainsi que l'on peut prendre contact avec ce poisson-chat géant, plus connu sous le nom de "silure" vivant dans certains grands fleuves tels le Danube ou le Rhin. Maintenant vivant en France suite à des introductions accidentelles dans la Saône et le Rhône où il s'est parfaitement acclimaté, il serait présent dans le lac du Bourget. Poisson de taille exceptionnelle il peut atteindre 70 kg pour une taille de 2 m 30 avec un maximum de 200 kg pour une longueur de 3 m. Ne rêvez pas, le silure dans le lac, c'est comme le dahu, tout le monde en parle et personne ne l'a jamais vu, quant au dahu, je vous laisse vous renseigner de votre côté....
Cette fausse vandoise ou pseudo hotus fréquente le bassin du Rhône et les cours d'eau du Sud-Ouest. Connu localement sous les noms de soffie, soiffe, blavin ou laube.
Bientôt, que faire avec le blageon s'il vous en avez péché (pour cette rubrique il va falloir que je m'accroche, que peut-on faire avec ?)