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Quelques définition pour comprendre les descriptions de plantes

dimanche 20 septembre 2015, par administrateur.
Mis à jour le mercredi 7 octobre 2015

Quelques définitions de termes utilisés en botanique

Pour éclaircir un peu les divers articles, une série de définitions qui va s’enrichir avec le temps. Le plus drôle avec tous ces termes, c’est que parfois la réponse amène encore plus de questions :-))

Aérenchyme

Un aérenchyme est un tissu aérifère formant un canal situé dans les racines de certaines plantes permettant l’échange de gaz entre la pousse et les racines. Dans le cas de plantes aquatiques, ce canal, constitué de larges cavités remplies d’air, procure un chemin de faible résistance pour l’échange de gaz tels que l’oxygène et l’éthylène entre les parties de la plante au-dessus et sous l’eau.

Akène

un akène (parfois écrit achaine ou achène) est un fruit sec, indéhiscent, à graine unique, dont le péricarpe, plus ou moins sclérifié, n’est pas soudé à la graine (à la différence du caryopse). Le terme est formé sur la racine grecque khainein, ouvrir, avec le préfixe privatif a, en référence au caractère indéhiscent de ce fruit. L’akène résulte de la transformation d’un carpelle unique ou multiple (polyakènes).

Apicale

adjectif, relatif à la pointe (d’une racine, d’une tige).

Les cotylédons

Les cotylédons (scientifiquement nommés feuilles cotylédonaires) sont les feuilles primordiales constitutives de la graine. Le terme vient du grec, κοτυληδών, κοτυληδόνος , de κοτύλη qui désignait une mesure de capacité, c’est-à-dire une cavité, un creux, un contenant.
Les graines des plantes monocotylédones comportent un seul cotylédon (blé, maïs) ; celles des dicotylédones en comportent deux (haricot, pois, marronnier, chanvre) ; celles des conifères en comportent de dix à douze.

Epillet

L’épillet (appelé spigaou ou espigaou dans le Sud de la France) est l’inflorescence élémentaire caractéristique de la famille des Poacées (graminées) et de la famille voisine des Cypéracées. C’est un petit épi, réduit à quelques fleurs incomplètes, jusqu’à une dizaine, souvent deux ou trois, parfois une seule selon les espèces. Les épillets sont regroupés eux-mêmes en épis (cas du blé) ou en panicules (cas de l’avoine).

Glume

La glume est l’enveloppe de fleurs de graminées (et, dans certains cas, de leurs grains, pour les céréales à grain « vêtu »). Dans les autres cas, les glumes sont éliminées au battage et constituent la « balle », on parle alors de céréales à grain nu, bien plus faciles à préparer, car on peut les moudre sans décorticage préalable. La glume ne doit pas être confondue avec le son qui est l’enveloppe du caryopse et non de la fleur.

Herbacé

En botanique, la notion de plante herbacée (tout comme celle de plante ligneuse) est une catégorisation végétale qui n’est pas taxonomique. Aussi l’opposition courante entre plante herbacée et plante ligneuse n’est pas rigoureuse, en réalité toute plante vasculaire, herbacée comprise, produit des lignines mais en quantité très faible. Par exemple le fraisier est une herbacée alors que d’autres espèces de la même famille (rosacées), peuvent être des arbustes (framboisier) ou plus généralement des arbres (cerisier).

Hermaphrodisme

en botanique, le terme désigne uniquement les plantes dont les organes femelles et mâles sont situés au sein d’une même fleur, et non dans des fleurs distinctes d’un même plant.

Hydrophyte

Dans la classification de Raunkier, une plante hydrophyte est un type de plante qui vit en partie ou totalement immergée dans l’eau (les bourgeons dormants et les feuilles sont dans l’eau) une bonne partie de l’année voire toute l’année.

On peut distinguer au sein de cette classe :

  • Les hydrophytes de sols humides : dans les sols saturés en eau ;
  • Les hydrophytes aquatiques : dans les sols couverts d’eau : Les hydrophytes flotteurs (flottent à la surface, comme les lentilles d’eau),
  • Les hydrophytes fixés (enracinés dans le sol) :
    à feuilles flottantes (comme un nénuphar),
    à feuilles submerses (comme l’élodée)

Lancéolé

En forme de fer de lance et plus large côté pétiole que côté apex

Lemme

glumelle inférieure dans l’épillet des poacées.

Lentique

L’adjectif lentique désigne un biotope et les êtres vivants propres aux écosystèmes d’eaux calmes à renouvellement lent (lacs, marécages, étangs, mares, etc.), par opposition aux milieux d’eaux courantes qui correspondent aux écosystèmes lotiques.

Ligule

La ligule désigne chez les Poaceae, les Selaginellaceae et quelques Cyperaceae une pièce foliaire correspondant à une languette membraneuse ou parfois une rangée de poils située à la jonction de la gaine foliaire et du limbe des feuilles.

Limbe

Le limbe correspond à la partie large et aplatie de la feuille. Il prolonge le pétiole et est particulièrement adapté pour capter l’énergie lumineuse (convertie en sucre lors de la photosynthèse).

Lodicule

Enveloppe intérieure de la fleur des graminées

Méricarpe

Portion de fruit isolée naturellement dans le sens longitudinal et contenant une seule graine.

mésophylle

Le mésophylle est la partie interne d’une feuille. Constitué de parenchyme chlorophyllien (chlorenchyme), c’est le siège principal de la photosynthèse. Il est recouvert par l’épiderme et parcouru par un réseau de nervures et de faisceaux conducteurs plus fins. De nombreux espaces intercellulaires forment un réseau permettant la circulation des gaz et les échanges avec l’air ambiant par l’intermédiaire des stomates (principalement O2, CO2, et vapeur d’eau). Ce système aérifère peut être très étendu et représenter dans certains cas jusqu’à 70 % du volume foliaire.

Monocotylédone

Parmi les angiospermes ou plantes à fleurs, les Monocotylédones comprennent des végétaux dont la plantule typique ne présente qu’un seul cotylédon sur l’embryon, qui évolue en donnant une préfeuille (ou eophylle).

Monoïque

Une plante monoïque possède des fleurs mâles et femelles en des endroits différents d’un même pied. Variante : l’hermaphrodisme monoïque, avec combinaison des fonctions reproductrices des deux genres en une seule fleur. Pour éviter l’autofertilisation, de nombreux organismes hermaphrodites font de la protandrie, c’est-à-dire que les anthères mûrissent avant les stigmates de la même fleur.

ochréa

Une ochréa désigne une structure résultant de la fusion des stipules et entourant, comme une gaine, la tige à la base du pétiole. Les renouées et les rhubarbes ont généralement des ochréas.
Le terme vient du latin, identifiant les jambières des armures que portaient les soldats romains.

Ombelle

L’ombelle est une inflorescence simple dans laquelle les pédoncules floraux sont tous insérés au même point de la tige, et les fleurs sont toutes disposées sur une même surface sphérique, ou parfois plane. C’est en quelque sorte un corymbe dans lequel l’axe s’est condensé en un point. C’est l’inflorescence typique des Ombellifères (ou Apiacées), mais on la rencontre dans d’autres familles (exemple le lierre). Dans la plupart des ombelles, les fleurs les plus anciennes sont celles de la périphérie (équivalentes à celles de la base dans une grappe). On dit que leur développement est centripète. Dans certaines ombelles, la fleur centrale est particulière, par exemple chez la carotte, elle est pourpre foncé alors que les autres sont blanches. Souvent les ombelles sont composées d’ombellules qui reproduisent la même organisation. C’est généralement le cas chez les Ombellifères. L’ensemble des bractées forme souvent une sorte de collerette à la base de l’ombelle (involucre) ou des ombellules (involucelle).

Panicule

une panicule est une inflorescence composée, formée par une grappe de grappes sur un axe simple. (Exemple de panicule
le troène). Le terme est souvent employé pour désigner des inflorescences souples, lâches et retombantes, comme celles de nombreuses Poacées (ou graminées) maïs pour ses fleurs mâles, roseaux (phragmites), avoine…

Pédoncule

Le pédoncule est la pièce florale en forme de tige, parfois appelée queue, qui porte les fleurs, puis, après la fécondation, les fruits. Une fleur sans pédoncule, ou à pédoncule très court, est dite sessile.

phylogénétique

La classification phylogénétique est un système de classification des êtres vivants qui a pour objectif de rendre compte des degrés de parenté entre les espèces et qui permet donc de comprendre leur histoire évolutive (ou phylogénie). Elle ne reconnaît pas certains groupes comme les reptiles ou les poissons, contrairement à la classification classique. Cette dernière classification, qui se base sur les ressemblances les plus visibles entre les espèces, est facilement utilisable par le grand public, mais elle ne reflète pas correctement les proximités évolutives entre espèces. La classification phylogénétique a remplacé la classification traditionnelle dans la plupart des milieux scientifiques, dans l’enseignement secondaire en France, et même dans l’enseignement primaire (dès le cycle III).
Cette classification est principalement fondée sur les méthodes de la cladistique, méthode établie en 1950 par Willi Hennig1. Cette méthode révolutionna ainsi toute la systématique à partir de la fin des années 1960. L’analyse cladistique qui sert de base à l’établissement de cette classification considère les caractères à toutes les échelles à valeur égale : les caractères macroscopiques et microscopiques issus de l’anatomie comparée et de l’embryologie, les caractères moléculaires2 issus de la biochimie et de la biologie moléculaire, ainsi que les données apportées par la paléontologie.

Plastoglobule

Les plastoglobules sont des structures protéo-lipidiques associées aux membranes des thylacoïdes dans les chloroplastes. Les plastoglobules sont constitués d’une monocouche de lipides et d’une trentaine de protéines différentes assurant soit une fonction structurale (organisation des plastoglobules) soit une fonction métabolique (synthèse de vitamine E).

Rhizome

Le rhizome est la tige souterraine et parfois subaquatique remplie de réserve alimentaire (ex chez Iris pseudacorus) chez certaines plantes vivaces. Comme les racines, le rhizome contribue au décolmatage naturel du sol, voire à la fixation et stabilisation durable des berges ou de certaines zones vaseuses (via les iris et roseaux par exemple) ou des dunes (via le réseau des rhizomes d’oyats). Il nourrit certaines espèces souterraines capables de le consommer. S’il meurt, il enrichit le sol en matière organique.

Scabre

Se dit d’un organe dont la surface est très rugueuse au toucher.

Sessile

La sessilité caractérise le fait pour une feuille, une fleur ou un fruit d’être directement attachés à la tige, sans pétiole ou pédoncule. On peut citer par exemple les fruits du chêne sessile.

Stolon

Le stolon est un organe végétal de multiplication végétative (forme de multiplication asexuée chez les végétaux). C’est une tige aérienne ou souterraine contrairement au rhizome, souterrain et parfois subaquatique. Il pousse au niveau du sol ou dans le sol et ne porte pas de feuilles ou uniquement des feuilles réduites à des écailles. Au niveau d’un nœud, il donne naissance à une nouvelle plante et, contrairement aux tiges radicantes, c’est à son extrémité, souvent au contact du sol

La tubérisation

La tubérisation correspond à la transformation d’une ou plusieurs parties d’un végétal (racines, feuilles, tiges…) en organe de réserve (tubercule, rhizome, cormus, racine tubérisée) permettant ainsi la survie de la plante lors de la mauvaise saison.

verticille

Les organes d’une plante sont dits en verticille ou verticillés, lorsqu’ils sont insérés au même niveau, par groupe de trois unités au minimum1, en cercle autour d’un axe (tige ou rameau).

Vivace

Une plante vivace, ou plante pérenne, est une plante pouvant vivre plusieurs années. Elle subsiste l’hiver sous forme d’organes spécialisés souterrains protégés du froid et chargés en réserve (racines, bulbes, rhizomes).

Le xylème

Le xylème (du grec xylon, « bois ») ou tissu xylémique, est un constituant des tissus végétaux formé de l’association de vaisseaux, de cellules mortes ou vivantes de soutien et de cellules associées. Les vaisseaux du xylème sont constitués de faisceaux de cellules mortes alignées et entourées de lignine. Ils ont la capacité de transporter de grandes quantités d’eau et de nutriments depuis le sol jusqu’à l’« usine photosynthétique » : les feuilles. Le xylème conduit donc la sève brute (minérale).

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