QUELQUES HISTOIRES VECUES (Et à peine enjolivées)!!!
- Histoire cochonne
histoire vécue - La lampe à Edouard
" touche à rien " - De l'autre côté de la lampe
Le droit de réponse du Jean-Marc - Histoire de narcose
(Qui finit bien) - Comment gerer ses paliers
la méthode "ed" - Plongée de l'an neuf 2001
Commence-t-elle bien ? - Une plongée de nuit au grand port.
- Une plongée en hiver.
HISTOIRE COCHONNE - HISTOIRE VECUE
Ce samedi 18 novembre 2000 les deux bateaux du club sont de sortie, le directeur de plongée décide du site : nous partons pour TAHITI (déjà là, on rêve !!). Les palanquées annoncées, on m'adjoint Jean-Pierre, un E2 muté depuis peu dans la région, qui va effectuer sa deuxième plongée au lac. Ma mission, lui faire découvrir outre la chaleur et la clarté de l'eau, la beauté de nos tombants !!!
- Les 20 premiers mètres passés assez rapidement , on arrive dans une eau plus cristalline et tous phares allumés on découvre une petite lotte, passive, qui fainéante sur un surplomb.
- 35 mètres, c'est déjà plus intéressant, un banc de belles perches traverse le faisceau de nos lampes, nous ignorant totalement.
- 45 mètres, juste devant moi, un magnifique Omble Chevalier, je m'approche lentement et arrive presque à le caresser sous le ventre sans l'effrayer, je m'écarte doucement pour le faire admirer à mon coéquipier, et perçois dans la lueur du phare, de l'agitation au dessous de nous. On y va?
- 50 mètres, quel régal, cette fois un banc d'ombles Chevalier tournoie devant nous, pas apeuré du tout par notre présence, je me dis que mon collègue a de la chance de pouvoir les admirer dès sa 2 ème plongée, nous qui espérons si souvent les rencontrer lors de nos multiples trempettes.
Le temps passe, et il faut songer au retour si l'on ne veut pas trop manger de palier en humide dans une eau à 5 °C.
On remonte lentement, et là, surprise, est ce possible ? on s'interroge du regard avec ,Jean Pierre, est-ce la narcose ou un effet de notre imagination ? on consulte nos ordinateurs, 35 m, il y a là, coincé, dans une faille en V, un sanglier et oui vous avez bien lu un sanglier d'environ 80 kg encore intact qui gît là sur le flanc un impact de balle en haut du cuisseau, sûrement noyé depuis peu, et à l'origine de ce déploiement pléthorique de poissons.
Quelle plongée ! Je pense que Jean-Pierre se souviendra longtemps de ses débuts en lac, et de notre TAHITI, moi aussi d'ailleurs qui fais office maintenant de narcosé de service dès que l'on évoque au club notre "HISTOIRE COCHONNE"
Très sincèrement, avec mes bulles les plus amicales
Ph.B
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LA LAMPE A EDOUARD "TOUCHE A RIEN"
Vous ai-je déjà raconté l'histoire de ma lampe, non, et bien je vais rattraper cet oubli. C'était par une belle après-midi d'été à moins que ce ne fut en automne (j'ai la mémoire qui flanche, je me souviens plus de rien dit la chanson), en tout cas, il faisait beau. Enfin bref, c'était l'époque où le bricolage lié à la plongée marchait plein but. J'avais vu dans une revue un article " construisez votre lampe avec un élastique et deux bouts de ficelle " et il m'avait tapé dans l'oeil. Sitôt dit, sitôt fait, Castorama me voilà, vous me mettrez 1 km de PVC et 4 kg de colle, usinage et assemblage sont les deux mamelles du bricoleur et me voici avec une lampe dont l'esthétique se rapproche plus d'un délire de plombier que d'une lampe Bersub ou autre. Essais, tout va bien, elle est presque étanche et avec son ampoule 50 w de plafonnier de cuisine elle éclaire presque aussi bien qu'une trente watts du commerce. A part ces détails tout roule. Une dizaine de plongées plus tard elle est toujours vivante et fonctionne nickel, Edouard, t'es un génie.
Revenons donc à notre après-midi. On se met à l'eau, allumage des boosters et dégringolade dans le noir, 20, 30, 40 mètres l'exploration commence bien. D'un coup à 47 m, implosion du pack à batterie et là il faut l'entendre pour le croire, un bruit pareil, il n'y a qu'un 747 au décollage qui fait mieux, enfin j'exagère un peu mais pas trop. Ma lampe s'éteint, jusqu'à là rien que de très normal, le chef de palanquée se retourne, échange de signes, OK ? OK, c'est pas moi qui suis malade c'est ma lampe ! Et voilà t'y pas qu'il nous dit de remonter, qu'est ce qui lui prend ?. Il pousse la sécurité jusqu'à nous sortir de l'eau quand il fait trop nuit ? J'ai plus peur du noir depuis l'age de 3 ans ! ! ! !
Remontée à la vitesse correcte, sortie de périscope, surface. Là commence un dialogue où, vraiment, je ne comprends pas grand chose :
- Mon chef :" qu'est ce qui se passe ? "
- La sécu surface : " Pourquoi tu remontes ? "
- " Y a pas eu un pétard de rappel ? "
- " Ben non, pourquoi ? "
- " T'as rien entendu, t'as rien fait ? "
Fin du dialogue de sourds, allez on y retourne, une mi-profondeur pour la sécurité, et une explo pour le plaisir et on finit comme ça. Retour à la surface où j'apprends que toutes les palanquées sont remontées une par une (pour le dialogue surface, voir plus haut), qu'il y a presque eu dispute à propos des c....... qui ne se font pas et surtout que mon chef de palanquée n'avait pas encore réalisé que le pétard, c'était moi (il est pas sourd mais peut être aveugle)
Depuis, combien en ai-je entendu, entre le surnom de " touche à rien ", des " tu plonges pas avec une mine aujourd'hui ?". Heureusement une nouvelle histoire est venue détourner l'attention de tous, celle du Sanglier. Mais maintenant j'ai deux lampes et elles viennent toutes les deux du commerce.
Amicalement.
Edouard ERNOULD
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De l'autre côté de la lampe
Comme le racontait ce cher Édouard, c'était par une belle journée ensoleillée. Lac calme, pas de vent,tout le monde souriait même le D.P., c'est pour dire si tout allait bien. Nous traversons le lac sous le soleil, nous nous équipons, jusque là pas de problème, un samedi après-midi comme les autres.
Arrive le moment de s'immerger, petit coup d'oeil au matos des collègues, tient! Édouard plonge avec un tube pvc, vous savez le style de tuyau que l'on retrouve derrière la cuvette des toilettes pour évacuer les eaux usées. Renseignement pris il s'agit du dernier prototype de la mythique lampe de plongée: celle qui éclaire comme un pylône de stade de foot pour un prix dérisoire... Bon, on est dans l'eau. Descente sans histoire et petite promenade le long du tombant dans la zone des 40 et des brouettes, le tout en quelques minutes, 5 pour être précis. Et puis BOUM !! un bruit bien fort, bien sourd. Un coup de "tout va bien?" au reste de la palanquée et nous amorçons une remontée car à n'en point douter ce bruit ne pouvait être qu'un pétard de rappel. Ce n'est sûrement pas le proprio de la lampe en question qui aurait démenti. Donc, arrivé en surface je pose la question d'usage à un D.P. un peu étonné de voir remonter toutes les palanquées à la suite. Sans avoir obtenu de réponse, l'Attila de la lampe à incandescence ayant adopté un profil bas, nous redescendons à 25m pour finir la plongée.
Ce n'est que sur le bateau que nous avons su d'où venait ce bruit: l'implosion du tube contenant la batterie de la lampe d'Édouard pas encore "touche à rien". Avec sa mauvaise foie coutumière il me soutient qu'il m'avait montré sa lampe au fond pour expliquer ce bruit. D'après lui si j'avais fais attention à ce qu'il disait le reste de la plongée n'aurait pas été écourté.(on le reconnaît bien là...). Bref, jolie blague de la pression absolue (cela pourrait peut-être faire l'objet d'une question pour le N4). Après ce coup ci tout le monde comprend l'origine du surnom d'Édouard. Hélas, trois fois hélas, il récidive: il se pointe un samedi avec un petit fut d'extincteur rouillé avec lequel il voulait reconstruire une lampe, il tombe tout habillé dans le port( beurk ! ), referme sa voiture avec les clés dedans, fait tomber sa lampe dans le port, remonte une jante pourrie pour en faire un pied de parasol... Ceci dit c'est un compagnon fort apprécié tant qu'il ne s'approche pas d'autre chose qu'un ordinateur, et encore...
Jean-Marc SIOMSI
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HISTOIRE DE NARCOSE (Qui finit bien)
- Lieu : le tombant de Chatillon.
- Epoque : au printemps.
- Avec qui : mon binôme de choc.
Samedi après-midi, 14 h 30, débarquement de l'équipe sur le parking de Chatillon, préparation du matériel et essais, tout va bien. c'est parti, on se met à l'eau et c'est parti pour la séance de palmage pour contourner la pointe et rejoindre le point d'immersion situé au bout de la falaise du coté de Conjux. On s'immerge, la descente commence, les surplombs sont atteints dès 28 mètres, nous les suivons pour rejoindre le fond à 55 m.. Nous voilà au bas du tombant, nous sommes bien, 60 m, 10 minutes s'écoulent et d'un coup mon détendeur ne me donne plus d'air ou si peu (je sais que les poseïdons sont durs mais à ce point, j'ai quand même un doute), contrôle du mano 130 b. Passage sur le secours, pas de panique, ce n'est pas encore une catastrophe. Effectivement tout va bien. Signe à mon coéquipier, j'ai un problème en lui montrant mon détendeur. Réponse, tout va bien y a pas de lézard et le pire c'est qu'il a réussi à me convaincre, j'oublie mon problème et la plongée continue, sans même entamer la remontée. Les 100 bars sont atteints, l'atterrissage commence,on se rapproche de la surface, on fait les paliers bien comme il faut (et on en avait un paquet). Surface et là on s'explique :
- t'as vu, je suis tombé en panne de détendeur.
- ah bon, pourquoi tu ne me l'as pas dit ? (???). (c'est pas possible, devait être aussi shooté que moi).
- j'te l'ai bien dit même que tu m'as dit que tout allait bien.
- ben, j'avais pas compris (???????) (la preuve), attend je regarde ton bloc.... Tu sais, t'aurais eu aussi plus d'air si tu avais ouvert tes robinets !
- je comprends pas, attends, je les ai ouverts sur le parking, ouais ........et je les ai aussi rouverts sur la plage. (là, je devais faire ma narcose à 3 mètres)
- pour ton information, quand on arrive à manoeuvrer deux fois un robinet, c'est qu'une connerie vient d'être faite !
Depuis, on contrôle systématiquement les robinets de l'autre, c'est le métier qui rentre.
PS. Ce jour là on a eu de la chance, au cours d'une plongée au même endroit les pécheurs excédés de nous voir nager le long de la digue au cours de la décompression nous avaient jeté des pierres.
Le vengeur masqué (et palmé)
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La grande cale, le 17 février 2001.
Samedi après-midi, regroupement au club pour se livrer à notre vice, la plongée sous toutes ses formes et en bande organisée.
Préparation du matos, contrôle du bloc, 210 bars, encadrement ? oui ? non ? Aujourd'hui c'est non, hip hip hip hourra, vive les jours où il n'y a pas de niveau 1. Chef, peut-on explorer l'espace lointain ? Pas de problème et soyez sages.
Je plonge avec le trésorier du club, je vais essayer de le ramener vivant, il me fera peut être une ristourne sur le prix des plongées. Lieu de nos exploits : la grande cale, une falaise juste en face d'Aix Les Bains qui tombe à pic dans le lac et qui continue jusqu'à des profondeurs inavouables.
Descente tranquille, les pieds en bas, ça change et vu comme ça plombe on n'a pas besoin de voir où l'on va, on ne risque pas de taper dans la paroi. Touch down, une petite vire à 55 mètres, un brochet d'une jolie taille n'attendait que nous et il doit être bien narcosé, il ne se sauve même pas, se cogne contre mon phare et se laisse toucher par mon binôme. Enfin il se décide à réagir normalement, il se sauve.
Avez vous vu Abyss, et bien on fait pareil mais moins loin, on s'arrête à 62 m, prérogatives de la fédération obligent et nous voila partis dans un palmage tranquille, impression d'apesanteur, on admire le noir profond sous nos pieds et du noir il y en a, nous voilà dans la peau d'un cosmonaute qui fait une sortie dans l'espace. Un peu coup d'oeil à l'ordi, 1 minute à 6 m et un temps de remontée de 12 m, pas de lézard, on reste où on est encore un peu. Signes à une palanquée venant en sens inverse, 3 coups de palmes, ordi. ''GASP'', 1 minute à 9 mètres, 23 minutes de remontée y'a un blème vu que l'on est encore à 58 mètres".
Débute une ascension de marathonien à la vitesse d'un sprinter, dame, c'est que l'air c'est pas inépuisable et d'ailleurs c'est en train de s'épuiser. Ralentissement dans la zone des 12 mètres le temps que les premiers paliers tombent un peu. 50 Bars dans le bloc 4' à 6 mètres, ça roule mais je préférerais quant même retrouver le bateau et son pendeur, je crois que je serais plus tranquille. Paliers à 6 terminés, 20 ' à 3 m avec 40 bars, on va être short petrol, enfin voilà le bateau et son pendeur dont on abuse sans modération.
Les paliers sont finis, je suis toujours en bonne santé à un petit détail prés, j'ai changé de couleur et de rose pâle je suis devenu violet métallisé, c'est promis, ma prochaine c....... je la fais dans de l'eau chaude. En consultant les log books de nos ordis pour une plongée de 48 ', on a fait 28 minutes de paliers, ça se devient n'importe quoi et en plus j'ai du me taper le nettoyage du vestiaire en rentrant, pas vraiment une bonne journée, on recommencera pas avant samedi prochain.
Edouard ERNOULD
Début
Ma plongée de l'an neuf 2001
Samedi 6 janvier 2001, ponton des pécheurs 14 h 45.
Pour cette plongée de l'an neuf tout avait pourtant bien débuté, je n'étais pas en retard, mon bloc était gonflé (pas comme un certain ..... , il se reconnaîtra) et en plus il pleuvait, le bonheur sur terre. Constitution de la palanquée de l'an 2000 ou plutôt 2001, Mr Claude et Mr Philippe ont pitié de moi et m'acceptent, ils n'avaient pas encore compris. Test du phare : l'ampoule grille. Changement, tout baigne.
Mise à l'eau ( en plus le premier, ça s'arrose ), une petite attente, un petit laïus (40 ? ok) et immersion. 3 minutes plus tard et 20 mètres plus bas " où qu'il est Philippe ?", un regard plein d'ignorance me répond, surface. " J'ai consulté mon ordi 2 secondes et plus personne ! ".
On y retourne, 20 m, 25 m, 25.2 m, 25.1 m là y a un truc ! ! Ph consulte la boussole, et c'est vrai que plein nord on ne risque pas d'aller très profond. Une prise de cap plus loin nous voilà enfin dans la bonne direction, celle qui descend. 35, 40, 42 m. Mon phare s'éteint, plus d'accus. On va s'arrêter là, il ne s'agirait pas de rater la galette, demi-tour et c'est reparti dans l'autre sens.
Remontée tranquille jusqu'à 35 m, on ne peut pas être mauvais tout le temps et c'est ici que tout se corse. Un nuage, non une avalanche de boue nous saute dessus, c'est que c'est dangereux ces bêtes là et nous voilà perdus.
On s'agrippe (non, ils n'arriveront pas à me perdre), boussole, plein est et c'est reparti ... pour 3 coups de palmes. Boussole et là, progression de l'ordre d'1.5 mètre, c'est une affaire qui va de l'avant ! ! Boussole, boussole, boussole et on arrive à trente mètres. Hou la, consultation des ordis : déjà 8 minutes de paliers à trois mètres, vérification des manos, hou la la ! 50 + 60 + 60 égal à pas beaucoup, il y a déjà 25 minutes que nous sommes au fond, faudrait penser à remonter. Décollage pour une remontée en pleine eau, si quelqu'un nous voit, il va prendre ça pour une partie à trois tellement on est serré. Un petit arrêt à 12 m, si ça ne fait pas de bien, ça ne fera pas de mal puis arrêt à 5 m pour les paliers. Lancer du parachute, en plus je ne me suis même pas emmêlé dedans, c'est vraiment une bonne journée, attente de 10 minutes et surface.
" Ben on est où ? " " Tu vois le machin au loin, ben c'est là qu'on va " Une séance de palmage d'au moins trois jours plus tard, nous voilà enfin sortis de l'eau, les derniers ou pas loin. Contrôle des manos par curiosité, 20, 30 et 40 Bars, on peut dire que l'on a profité de notre gonflage! Vin chaud et chocolat à volonté et nous sommes d'aplomb pour manger la galette.
Si ce récit vous a donné envie, n'hésitez pas, venez avec nous en 2002, on ne s'ennuie pas. A plus.
Edouard Ernould.
Début
Une plongée de nuit au grand port.
Vendredi 13 avril 2001 (déjà faudrait pas plonger mais ça ne fait rien je ne suis pas superstitieux, ça porte malheur), l'équipement est chargé dans le coffre et direction le grand port à Aix pour rejoindre Mr Claude grand plongeur de nuit devant l'éternel. 19 h 30 on s'équipe sur la jetée sous les yeux des quelques badauds qui ont osé sortir malgré la bisole qui descend du nord, d'ailleurs ils nous regardent comme des martiens avec notre équipement, nos lampes, tubes et autres accessoires. Ce soir nous allons voir si les brochets sont de retour à l'embouchure du Sierroz, la rivière qui traverse Aix. Avec la montée des eaux on pourra peut-être même remonter un peu son cours pour vérifier s'il y a des truites. Mise à l'eau, elle n'a jamais été aussi facile, la surface est à peine à 20 centimètres du sommet des jetées, un palmage soutenu pour sortir du port et arriver dans une zone plus propice à l'immersion. Première difficulté il y a des vagues on se croirait en mer sauf qu'elles sont beaucoup plus courtes et se succèdent à un rythme infernal, faudrait pas trop traîner en surface, allumage des phares, un ultime contrôle et on y va. Deuxième difficulté, entre la surface et dix mètres j'hésite entre poireaux pommes de terre et potage aux sept légumes, à moins que ce ne soit velouté de cresson bref y a de la brume, le Claude n'est qu'une vague silhouette, je ne le distingue qu'à grand peine.
On descend vite fait et peut-être même bien fait jusqu'à 20 m pour tomber sur un nid de grosses perches (un marseillais aurait pu dire de la taille d'un mérou mais on n'est pas à Marseille, la narcose ne fait pas effet et on s'arrêtera à 30 ou 35 centimètres, déjà des beaux petits engins). Un petit quart d'heure à cette profondeur et on commence une remontée qualifiée dans le cursus de la FFESSM de lente, 20 minutes pour regagner les 6 mètres, on ne doit pas pouvoir faire beaucoup moins. Des sandres de toutes tailles, des brochets dont un magnifique mais aussi, et c'est malheureux, des ordures déversées par le Sierroz en crue, eh les gens faudrait devenir un peu plus propres, ce n'est pas parce que les saletés sont au fond qu'elles n'existent plus ! .
On prend le chemin du retour, Mr Claude est en humide et 35 ' dans de l'eau à 8° c'est déjà pas mal. Les trois mètres sont là et il faut suivre la digue jusqu'à l'entrée du port. Avec mon étanche il me manque bien 1 kg, un caillou me sauve la mise, par contre le ressac (riez pas quand je dis ça) me ballote de droite à gauche et avec le champ d'algues qui ondule sous mes yeux je sens le mal de mer qui monte. On ne va pas traîner. Curieusement l'eau est plus claire et me permet de rentrer grâce à mes repères habituels, tu comptes six lampadaires (grosse lueur orange) puis tu cherche le phare du chenal (bougie verte) et plein est à la boussole pour rejoindre le plan incliné, c'est facile mais ça impressionne toujours quand on ressort pile poil là où on s'est mis à l'eau. 48' de plongée, pas mal, on se change en maudissant le vent et le froid, un petit arrêt pour réhydrater les cellules, deux bières devraient y arriver, par dessus une créme brulée et on se rentre. Onze heures au lit et demain stage nitrox. A plus.
Edouard ERNOULD
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Une plongée en hiver.
22 Décembre 2001, la Savoie s'est réveillée sous la neige, quelques centimètres dans les champs, une bonne couche sur les routes, voilà un temps d'hiver comme je les aime. De plus, ce n'est pas trois flocons qui tombent qui vont m'empêcher de rejoindre le club et de me mettre à l'eau. Comme la semaine dernière il y a de grandes chances que l'on parte du bord, nos bateaux sont pris par les glaces depuis plus d'une semaine et nous n'allons pas prendre le risque de les abîmer en essayant de les sortir du port. Une remarque, les conditions météo ont rebuté plus d'un habitué et nous ne sommes que six à nous équiper pour une des dernières sorties de l'année.
Après avoir joué pendant une demi-heure sur la glace qui recouvre le port, choix du site, maihoukonvadonkepouvouarehallai ??? Cette fois-ci on va jouer à domicile en faisant une exploration sur la crépine située juste devant le port, ce n'est vraiment pas un endroit génial mais il à l'avantage d'être à deux cents mètres du club.Pendant que qu'un certain Mr Claude s'abrite comme il peut, nous voilà parti pour une plongée que je vais qualifier de pas terrible car je suis un garçon poli (elle était carrément à c....).
Je n'ai pas réussi à m'orienter pour retrouver la crépine, il faut dire que si j'avais pris ma boussole, ça aurait été plus simple. Résultat, nous avons du accomplir ce que j'appellerais pudiquement un exercice de palmage soutenu pour rentrer. Notre journée s'est achevée dans la neige et le froid, un bon entraînement pour la plongée de l'an neuf qui aura lieu cette année le 5 Janvier.


















