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Un bassin de rétention pour limiter la pollution

samedi 7 février 2015, par administrateur.
Mis à jour le samedi 7 février 2015

ÉCOLOGIE

Le bassin des Biâtres, qui sera construit en 2016, traitera environ 600 000 m3 d’eau polluée.

Article paru dans l’édition papier du Dauphiné Libéré du jeudi 5 février 2015

Un bassin de rétention pour limiter la pollution

En 2011 la construction du bassin de rétention des Biâtres avait été envisagée dans la continuité des investissements réalisés pour la restauration écologique du Tillet. Mais la crise économique est passée par là et cette réalisation, annoncée pour 2014 est désormais programmée pour le second semestre de 2016. Ce bassin fermé permettra de réduire la pollution du lac. Les 600 000 m3 d’eau, chargés d’effluents toxiques, seront stockés dans ce réservoir en vue de leur dépollution ultérieure par la station d’épuration.

Un bassin tampon à huit ’millions d’euros hors taxe

Pour financer ce projet écologique, la somme de huit millions d’euros est avancée. Mais les’ responsables de la communauté d’agglomération du lac du Bourget (Calb) comptent sur une subvention de l’agence de l’eau qui pourrait s’élever à un peu plus du tiers de l’investissement. « Aujourd’hui, il est n’est pas possible d’annoncer la contenance définitive du réservoir, ni son emplacement exact le long du chemin des Biâtres » reconnaît Christophe Touzeau, responsable assainissement des eaux usées à la Calb. En effet, de nombreuses mesures ont été réalisées pour affiner les estimations du projet initié en 2011. Des prélèvements ont permis de définir la nature exacte des polluants. Ainsi, le réservoir pourrait avoir une contenance comprise entre 5 000 m3 et 15000m3.

Pour le responsable, les premiers milliers de m3 d’eau sont les plus chargés en polluants : « Une averse violente de deux heures lave les sols et se charge énormément en polluants. Sur la même durée, une pluie fine n’aura pas le même effet » Aussi, la volonté de dépolluer les dernières centaines de m3 d’eau aura un coût beaucoup plus élevé. « Ce sont les services de l’État qui vont valider nos propositions. Notre approche purement technique sera confrontée aux exigences d’une réglementation qui va fixer de nouveaux seuils tolérables » L’accord en poche, les différentes étapes de la réalisation se mettront en place dès le printemps pour un commencement des travaux au second semestre 2016. Le bassin serait alors opérationnel en 2017.

80 % de polluants en moins dans le lac

Le bassin de rétention restituera progressivement les eaux de ruissellement polluées à la station d’épuration de Garibaldi. Elle épure par temps sec près de 12000 m3 d’eau par jour. L’installation tampon autorisera une baisse estimée de 80% des rejets de phosphates et phosphore. Ce bassin n’exigera pas d’entretien particulier. « Des systèmes automatiques veilleront à un vidage complet et à un nettoyage automatique » ajouté Christophe Touzeau. Son étanchéité ne laissera échapper aucune émanation incommodante pour les riverains. Enfin, une autre étude veillera à sa parfaite intégration dans le cadre naturel de son implantation

Michel GANDON

Un bassin de rétention pour limiter la pollution
Où sera construit le bassin de rétention des Biâtres ? A droite ou à gauche de la route, le site n’est pas encore défini. Le début du chantier est prévu pour le second semestre 2016 avec une livraison attendue pour 2017.

Des eaux usées plus polluées et en quantité plus importante

L’usine de traitement des eaux usées de Garibaldi a été construite en 1998. En 2011 le cinquième et dernier bassin de décantation de la structure a été mis en service. L’utilisation de ce bassin supplémentaire a permis de prendre en compte le développement urbain et industriel d’Aix-les-Bains et de toutes les communes qui surplombent la cité thermale.

Aujourd’hui, la station d’épuration est capable de traiter une quantité d’eaux usées de 90 000 "équivalent habitants" par an. Ce chiffre prend en compte l’ensemble des foyers du territoire, environ 40 000 personnes, mais aussi toutes les entreprises susceptibles d’évacuer des eaux polluées. « Les rejets d’une usine peuvent se calculer en milliers d’équivalent habitants » confie Christophe Touzeau. Le développement de plusieurs parcs d’activités industrielles comme Savoie Hexapole à Méry ou à Drumettaz-Clarafond, la zone d’activités du Pontet ont contribué à l’accroissement de ces rejets, malgré le respect de normes environnementales.

La mise en service du cinquième bassin a répondu également à la fermeture de petites unités de traitement obsolètes comme celle du Montcel ou de La Biolle. Quotidiennement, la station traite en moyenne 12 000 m3 par temps sec. La capacité d’épuration maximale est de 35000 m3 par jour.

M.G.

L’INFO EN +

LE BASSIN EN CHIFFRES

  1. Contenance : 5 000 à 15000 m3 pour retenir 600000 m3 d’eau polluée par an.
  2. Coût : 8 millions d’euros HT. Financement Calb : entre 4 et 5 millions d’euros.
  3. Ce bassin devrait éliminer 80 % de la pollution du lac.

PHOSPHORE ET PHOSPHATES

Polluants rejetés dans le lac du Bourget en 2011 (sources Cisalb) : 32 tonnes déversées par la Leysse (16,57 t), le Sierroz (11 t) et déversoir d’orage des Biâtres (4,4 t),
Une station d’épuration hors circuit 130 jours par an

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